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La société française Amesys visée par une information judiciaire pour complicité d'actes de torture en Libye

le Lundi 21 Mai 2012 à 19:37
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Cette information judiciaire a été ouverte après la plainte déposée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme. Elle accuse cette entreprise française d'ingénierie d'avoir fourni au colonel Kadhafi à partir de 2007 un vaste système d'espionnage des communications dans son pays et d'avoir ainsi contribué à l'élimination des opposants à ce régime autoritaire.

Cette information judiciaire a été confiée à une magistrate du pôle parisien spécialisé dans les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l'humanité.

La satisfaction de Maitre Emmanuel Daoud, l'un des avocats de la FIDH  
 

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 L'affaire a commencé fin août quand le Wall Street Journal a affirmé qu'Amesys avait équipé fin 2009 le centre de surveillance d'internet  de Tripoli avec un système permettant de contrôler les messages pour éventuellement filtrer voire  censurer des "paquets" de données. Amesys avait reconnu début septembre avoir fourni au régime de Mouammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en précisant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye.