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L'avocat d'Abdelkader Merah envisage de demander sa remise en liberté

le Lundi 10 Septembre 2012 à 21:34 mis à jour le Mardi 11 septembre à 09:15
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Abdelkader Merah, mis en examen pour complicité d'assassinats à la suite des tueries de Montauban et Toulouse perpétrées par son frère Mohamed, a été entendu ce lundi pour la première fois par les juges d'instruction antiterroriste. Son avocat, pour lequel il n'existe aucun indice de complicité, envisage de demander la remise en liberté de son client.

Une vue de l'appartement de Mohamed Merah à Toulouse © Maxppp - CAROLINE BLUMBERG/EPA/

Son audition aura durée plus de six heures. Le frère aîné de Mohamed Merah a été entendu pour la première fois lundi par les juges d'instruction, sur son rôle présumé dans la planification des tueries de Toulouse et Montauban en mars dernier. Abdelkader Merah avait été mis en examen pour "complicité d'assassinats, "vols en réunion et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Selon RTL mardi matin, un nouveau chef d'accusation a été ajouté lundi : complicité de crimes aggravés. RTL explique que les crimes de Toulouse sont "aggravées" puisqu'ils ont été commis, en "raison de l'appartenance de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", en l'occurrence, ici, la religion juive puisque Mohammed Merah avait visé l'école Ozar Hatora.

Bientôt une demande de remise en liberté

De son côté, Maître Dupond-Moretti a déclaré, à l'issue de l'audience au Palais de justice de Paris, qu'il "n'y a pas d'indices pour dire que ce garçon en toute connaissance de cause a aidé son frère".

"A l'évidence, il n'y a pas suffisamment d'éléments pour considérer sa participation dans le cadre d'une complicité d'assassinats", a affirmé l'avocat devant la presse. "Mohamed Merah est mort il reste son frère, mais cette émotion ne peut pallier l'absence de preuves", a-t-il insisté, indiquant qu'il envisageait de déposer une demande de remise en liberté pour son client "après quelques investigations techniques".

Les 11, 15 et 19 mars, son frère cadet Mohamed avait assassiné trois militaires puis trois enfants et un père juifs. Il avait été tué lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre à l'issue du siège de son appartement toulousain.

"A l'évidence, il n'y a pas suffisamment d'éléments pour considérer sa participation" - Maître Dupond-Moretti  
 

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Comme le dit l'adage: "Qui vole un scooter sème la terreur"... Mais en l'absence de preuve, De fadaises, l'avocat nous abreuve.