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Jean-Marc Rouillan "regrette l'absence d'une véritable radicalisation de l'extrême gauche"

le Mardi 11 Septembre 2012 à 12:56
Par Rémi Ink

En liberté conditionnelle depuis plus de trois mois, l'ancien leader d'Action Directe se livre dans une interview au journal Le Progrès. Il dit regretter l'absence "d'une radicalisation véritable de l'extrême gauche". Il lui est toujours interdit d'évoquer les faits pour lesquels il a été condamné.

Arrêté en 1987 avec trois autres membres d'Action Directe, condamné ensuite à la prison à perpétuité pour les assassinats du PDG de Renault Georges Besse et de l'ingénieur général de l'armement René Audran, Jean-Marc Rouillan marche aujourd'hui sur des œufs. Dans un entretien au journal Le Progrès, il parle prison et politique.

La prison, Jean-Marc Rouillan connaît. Après 24 ans derrière les barreaux, il est en liberté conditionnelle. Et à ce titre, il n'a pas le droit de parler des faits pour lesquels il a été condamné. L'ancien ennemi public n°1 le sait. "Je n'ai pas le droit de répondre à cette question", dit-il au journaliste du journal Le Progrès qui lui demande si il comprend le choc de sa libération pour les familles de ceux qu'il a assassinés.

"Une radicalisation véritablement de l'extrême gauche"

Mais au détour d'une réponse sur la liberté et le mouvement révolutionnaire, Jean-Marc Rouillan se lâche : "Ce qu'il manque, c'est une radicalisation véritablement de l'extrême gauche qui n'attaque pas les problème d'une façon radicale."

Philippe Pitaud est le rédacteur en chef adjoint du journal le Progrès. Et pour lui, Jean-Marc Rouillan ne risque pas de retourner en prison. Il est interrogé par Jean-Christophe Martin.

Philippe Pitaud, rédacteur en chef adjoint du journal Le Progrès   
 

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Un précédent qui l'avait renvoyé en prison

Jean-Marc Rouillan a la tête dure. Mais il sait tirer des enseignements. En 2008, il accorde un entretien au magazine L'Express. Au moment de l'interview il avait décidé de s'engager auprès d'Olivier Besancenot et du Nouveau parti Anticapitaliste. Il bénéficiait alors d'un régime de semi-liberté.

Comme aujourd'hui, il lui était interdit d'évoquer les faits pour lesquels il a été condamné. Et en affirmant ne rien regretter, qu'il ne "crachait" pas sur son passé à la tête d'Action Directe, son régime de semi-liberté avait été suspendu et Jean-Marc Rouillan était retourné en prison.

Par Rémi Ink
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Les familles de ses victimes apprécieront...
Avatar de anonyme
"... Et en affirmant ne rien regretter, qu'il ne "crachait" pas sur son passé à la tête d'Action Directe,..." Qu'il ne crache pas sur son passé.....cela n'aurait de toute façon pas de sens. Qu'il ne fasse aucune repentence pour les assassinats commis..c'est regrettable pour tout le monde. Pour Lui en premier . C'est la preuve qu'il n'a pas compris grand chose et surtout que la conscience ne s'est pas faite, malgré 24 ans qui auraient du permettre au moins cela.Bonne route malgré tout M Rouillan.
Avatar de anonyme
Moi je pense que J.M Rouillan n'a pas tord , la "démocratie" en France comme en europe est tout simplement sous le contrôle sournois des capitalistes. Je n'ai pas envie de choisir entre des liberaux (fossoyeurs des comptes et de nos acquis sociaux) et les nationalistes (nostalgiques d'un passé peu glorieux...). L'extrême gauche, avant de se radicaliser doit avant tout s'unir pour proposer une politique 100% à gauche.
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
La démocratie ne veut pas de l’extrême gauche , et tanmieux ! Je préfere reagan a castro !
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