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Divorce : la garde alternée peut-être nocive pour les enfants

le Mercredi 7 Mars 2012 à 10:50
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Une semaine chez papa, une semaine chez maman. La "garde alternée" n’en finit pas de susciter la controverse. Un livre (en librairie dans quelques jours) tire la sonnette d’alarme : ce mode de garde, après un divorce, pourrait avoir un impact important sur la santé physique et psychique des enfants. Notamment les plus jeunes.

20 à 27% des enfants qui vivent en résidence alternée consultent des psychiatres en ville selon le Dr Maurice Berger © Dunod Editeur

En effet, il s’agit d’un livre dans lequel sont exposés les travaux scientifiques les plus récents sur la résidence alternée. Son titre :  Divorce, séparation : les enfants sont-ils bien protégés ? aux éditions Dunod. Cet ouvrage est dirigé par le Dr Maurice Berger, chef du service de psychiatrie de l’enfant au CHU de Saint-Etienne. 

Les partisans de la résidence alternée mettent en avant le côté positif de ce choix. Choix qui permet à l’enfant de garder des liens forts au quotidien avec ses deux parents. Mais, dans son cabinet, le Dr Maurice Berger voit aussi l’envers du décor.

Mot de l'éditeur

Ce livre n'est pas simplement un ouvrage "de plus" sur la résidence alternée. Il n'est pas constitué d'"opinions", les droits des pères face aux droits des mères, pour ou contre la résidence alternée avec un exemple où "ça a marché", un autre où "ça n'a pas marché", etc.

Divorce, séparation : les enfants sont-ils bien protégés ? du Dr Maurice Berger © Dunod

Pour la première fois, à partir de processus thérapeutiques engagés par des pédopsychiatres, sont décrits avec précision les troubles affectifs présentés par beaucoup d'enfants dans de tels contextes. Plusieurs avocats exposent par ailleurs de manière détaillée le dysfonctionnement des institutions judiciaires dans le domaine du droit d'hébergement.

Pour la première fois aussi sont exposés les travaux scientifiques les plus récents concernant la résidence alternée et le syndrome d'aliénation parentale (SAP). Il devrait être maintenant impossible d'évoquer les problèmes liés à la résidence alternée et au concept de SAP sans y faire référence. Sauf à refuser un savoir considéré comme dérangeant, et c'est malheureusement ce que font beaucoup lorsqu'ils militent en faveur de projets de société très orientés idéologiquement et toujours présentés "au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant".

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