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Face aux magistrats, Manuel Valls assure qu'une "page est tournée"

le Vendredi 19 Octobre 2012 à 16:40 mis à jour à 18:20
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C'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur est invité au congrès de l'Union syndicale des magistrats. Et ceux-ci n'ont pas été déçus : plus question d'opposer police et justice, a déclaré Manuel Valls. "La dictature du faits divers est terminée".

La ministre de la Justice, invitée du congrès de l'USM, c'est normal ; son collègue de l'Intérieur, c'est inédit © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

"Je suis venu tourner la page en votre compagnie d'une décennie". Face aux magistrats, réunis au congrès du syndicat majoritaire, l'USM, à Colmar, le ton est à l'apaisement. La guéguerre police-justice est terminée, a déclaré vendredi Manuel Valls, premier ministre de l'Intérieur à s'exprimer devant les magistrats. Manuel Valls est plein de bonnes intentions. Lesquelles ?

"La dictature du faits divers est terminée", a assené ainsi Manuel Valls. Allusion implicite au fait qu'il n'y aura plus de loi après chaque fait divers, comme cela a pu arriver par le passé...

Et ce n'est pas tout. "Je n'admettrai pas les manifestations des forces de l'ordre contre les décisions de justice. La page est tournée". Ici aussi, l'allusion est assez claire : au printemps dernier, les policiers avaient manifesté contre la mise en examen de l'un des leurs. "Le ministère de la Justice, lui seul, doit être le ministère de la loi pénale. La loi pénale ne se décrète pas à l'Elysée, elle ne s'impose pas sur injonction du ministère de l'Intérieur, elle s'écrit au ministère de la Justice."

Dans un registre différent, Christiane Taubira a réaffirmé sa volonté de rompre avec d'anciennes pratiques - instructions individuelles, interventions... - avant de défendre sa circulaire de politique pénale, rendue publique mi-septembre. Elle a aussi assuré qu'elle n'utiliserait jamais les procédures disciplinaires pour "museler un magistrat", référence à l'affaire du juge Renaud van Ruymbeke, récemment blanchi.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
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et pourquoi pas l'inverse?
Avatar de anonyme
François (anonyme) @ jacques (anonyme),
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On peut aussi, comme séjour de convalescence après s'être fait cogner...
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Vote(s) 15
Si vous voulez vraiment tourner la page, instaurez donc des stages de magistrats dans la police. Mettons, par exemple, que tous les 3 ans chaque magistrat aille passer 2 mois dans la police. Mais pas dans les bureaux, en accompagnement des interventions ou des patrouilles. Je suis sûr que cela leur ferait beaucoup de bien et leur ouvrirait des horizons nouveaux...
Avatar de anonyme
François (anonyme) @ François (anonyme),
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Ah bon, USM. org? Il y a donc des magistrats qui sont allés se faire castagner avec les flics dans les "banlieues sensibles"? Il y a des magistrats qui sont avec les flics sur les barrages routiers pour arrêter les gangsters? Il y a des magistrats qui patrouillent avec les flics chez les dealers?
Avatar de anonyme
USM.org (anonyme) @ François (anonyme),
Vote(s) 7
Cela se fait depuis longtemps, dans le cadre de la formation initiale , puis de la formation continue: police et gendarmerie, sur le terrain, et également stages avocats, entreprises, institutions diverses, services sociaux, établissements pénitentiaires, etc...