aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

DSK : deuxième journée de garde à vue et nouveaux interrogatoires

le Mercredi 22 Février 2012 à 14:52
  • Pas encore de votes

Après une nuit en cellule, les interrogatoires ont repris ce matin pour Dominique Strauss-Kahn. L’ex-patron du FMI continue de s’expliquer sur ses parties fines avec des prostituées, en France, en Belgique et à New-York, et sur ses liens avec les différents mis en examen dans ce dossier. Sa garde à vue pourrait s’achever dans la soirée.

L'attente devant la caserne de gendarmerie de Lille où DSK est en garde à vue depuis lundi matin © Maxppp Pierre Le Masson

La garde à vue de Dominique Strauss-Kahn peut, en théorie, durer 96 heures. Mais de source proche du dossier, l’on indique qu’elle pourrait prendre fin dans la soirée, sans présentation immédiate au parquet.
Cette remise en liberté de DSK pourrait toutefois être assortie d’une convocation ultérieure à la justice, peut-être dès jeudi, en vue d’une mise en examen.

Dominique Strauss-Kahn est interrogé depuis lundi matin 9h.
Les trois juges d’instruction en charge du dossier du Carlton de Lille s’étaient rendus à la caserne de gendarmerie dans la soirée pour lui notifier la prolongation de sa garde à vue pour "complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée" et "recel d’abus de biens sociaux". Des faits passibles respectivement de 20 ans de réclusion criminelle et cinq ans d’emprisonnement.

Il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines "lui ont été présentées par des responsables policiers"

Juges et enquêteurs cherchent notamment à déterminer si Dominique Strauss-Kahn savait que des participantes à ces parties fines étaient des prostituées.
Certains éléments laisseraient penser qu’il le savait.
Lui se serait défendu au cours de sa garde à vue, affirmant qu’il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines "lui ont été présentées par des responsables policiers".

Les enquêteurs de la PJ devaient justement passer la main en fin de matinée à des fonctionnaires de l’IGPN (la "police des polices"). Ceux-ci devant interroger DSK sur ses liens avec le commissaire Jean-Christophe Lagarde, chef de la Sûreté départementale du Nord, qui fait partie des huit personnes mises en examen dans ce dossier.