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Distilbène : 80.000 femmes attendent la décision de la Cour d'appel

le Vendredi 26 Octobre 2012 à 05:54 mis à jour à 10:05
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La Cour d'appel de Paris rend vendredi après-midi une décision très attendue dans le dossier du Distilbène, cette hormone de synthèse prescrite en France entre 1940 et 1977 et censée prévenir les fausses couches chez les femmes enceintes. Mais elle s'est révélée très dangereuse pour ces femmes et leurs filles.

Toutes les "filles Distilbène" attendent la décision de la Cour d'appel, reportage signé Mathilde Lemaire  

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La Cour d'appel de Paris © Radio France

Plusieurs décennies plus tard, environ 80.000 filles exposées dans le ventre de leur mère au Distilbène ont développé des cancers et autres malformations. Beaucoup ont eu du mal à avoir des enfants, certaines se sont révélées stériles. Aujourd'hui la justice doit statuer sur le cas de deux quadragénaires  qui réclament réparation aux  laboratoires qui ont vendu cette hormone. Mais ce sont toutes les filles Distilbène qui se sentent concernées.

Car pour être reconnues comme victimes, elles doivent  prouver que leurs mères ont pris cette hormone de croissance quand elles étaient enceintes. Mais comment retrouver une ordonnance datant des années 60 ou 70? Mission impossible.

 Si cet après-midi la justice donne raison à ces deux femmes qui ont entamé il y a 10 ans leurs démarches, les 80.000 filles Distilbènes pourront porter plainte, demander réparation  sans cette ordonnance.

Certaines  développent ou ont développé  des cancers du sein ou de l'utérus. D'autres se sont révélées stériles ou connaissent les pires difficultés pour avoir un enfant.  Avec l'angoisse que ces enfants subissent eux aussi les conséquences de la prise de cette hormone.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de liztar
Vote(s) 16
Distilbène = problèmes de santé 1 génération plus tard. OGM ... ???
Avatar de anonyme
Vote(s) 15
Je suis assez partagée étant moi même une "procréation DES". Je comprends qu'on en veuille à un traitement qui donnent à distance de tels effets secondaires, mais je me dis aussi que si je suis là aujourd'hui, vivante, avec une famille, c'est parce que ma mère a pris du DES. Sans le DES je n'existerai peut être pas. Maintenant, je ne me suis pas assez penchée sur le niveau de connaissance et d'expertise du labo à l'époque, pour savoir s'ils avaient déjà un doute sur les générations à venir.
Avatar de anonyme
Dominique (anonyme) @ MHJ (anonyme),
Vote(s) 15
Le DES a été, en réalité, sans effet sur les problèmes de fausse-couche que rencontraient les futures mères de l'époque. Il me semble donc qu'il n'y est pour rien dans votre "venue". Il a été interdit aux Etats-Unis depuis 1971 alors qu'en France il a fallu attendre 1977. Pendant cet intervalle sa prescription et donc sa commercialisation a fait beaucoup de dégâts sur les bébé exposés et notamment sur les filles : stérilité, cancers, malformations de l'utérus. Bien sûr que les laboratoires pharmaceutiques ont été au courant des résultats des recherches américaines, la première a été publiée en 1953. Je n'éprouve aucune reconnaissance pour ces laboratoires mais plutôt du mépris. Je regrette également le manque d'information sur ce problème qui m'aurait évité d'avoir un enfant grand prématuré. J'espère que ma fille ne sera pas touchée à son tour par les effets de ce médicament et j'en profite pour envoyer un message de soutien à toute celles qui en ont besoin.