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Bras de fer entre l'Equateur et la Grande-Bretagne à propos de Julian Assange

le Jeudi 16 Août 2012 à 08:53 mis à jour à 12:15
Par Céline Asselot

L'Equateur annoncera à la mi-journée s'il accepte d'accorder l'asile politique au fondateur de Wikileaks, réfugié depuis deux mois dans son ambassade à Londres. Le gouvernement britannique, lui, se dit "déterminé" à extrader Julian Assange vers la Suède, où il doit répondre d'accusations de viol et d'agression sexuelle. Selon l'Equateur, les autorités britanniques sont même prêtes à prendre d'assaut l'ambassade.

"Nous souhaitons être très clairs, nous ne sommes pas une
colonie britannique"
. Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, ne cache pas son agacement vis-à-vis des autorités britanniques. Entre les deux pays, l'affaire Assange est en train de tourner au bras de fer diplomatique.

Londres a en effet accepté il y a quelques mois d'extrader le fondateur de Wikileaks en Suède, où il devrait être jugé pour des faits présumés de viol et d'agression sexuelle. Julian Assange, qui s'y refuse, s'est réfugié à l'ambassade d'Equateur, tout en déposant une demande d'asile au gouvernement équatorien.

Quito va-t-il y répondre favorablement ? Les autorités, qui font durer le suspense depuis quelques semaines, donneront leur verdict ce jeudi midi, lors d'une conférence de presse. Ricardo Patino assure que cette décision sera prise en toute indépendance, sans tenir compte des pressions.

Londres prêt à entrer de force dans l'ambassade équatorienne

Le gouvernement équatorien assure en effet que Londres a menacé par écrit de prendre d'assaut son ambassade si le fondateur de Wikileaks n'était pas remis à la police. "Le Royaume-Uni a l'obligation légale d'extrader M. Assange vers la Suède et nous restons déterminés à remplir cette obligation" a reconnu un porte-parole du Foreign Office.

  "Nous devons être absolument clairs sur le fait que si nous recevions une demande de sauf-conduit pour M. Assange, après qu'il ait obtenu l'asile politique (de l'Equateur), ceci serait refusé, conformément à nos obligations légales" indique une note publiée ce jeudi par le Foreign Office.

Julian Assange, qui nie avoir commis des agressions sexuelles, refuse son extradition de peur d'être par la suite transféré aux Etats-Unis où il pourrait être accusé d'espionnage. Wikileaks avait en effet fait un coup d'éclat en 2010 en divulguant sur son site 250.000 câbles diplomatiques américains.

 

Par Céline Asselot
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Flordelibertad (anonyme),
La grande-bretagne joue les pays tolérants et libéraux. La réalité est toute autre. Menacer une ambassade de plein droit de violence armée pour une affaire aussi "minable" est une pratique digne d'une dictature. La grande-bretagne, dont la diplomatie a fait jadis merveille en bien des cas, ferait mieux de dépenser ses sous pour mettre la main sur ses criminels en col blanc. A l'inverse,il convient de saluer le courage politique du gouvernement équatorien dans cet événement.
Avatar de anonyme
julien (anonyme),
Pauvre ambassadeur!!! Il doit souffrir le martyr........
Avatar de anonyme
La Grande-Bretagne a étudié le dossier Assange longuement et mûrement avant d'accepter la demande d'extradition de la Suède qui doit avoir assez de justifications pour la vouloir. S'il n'a vraiment rien fait fait comme il le prétend, pourquoi a-t-il peur d'une justice suédoise absolument démocratique et se cache-t-il dans une ambassade africaine ? Que Mr. Assange prenne ses responsabilités comme tout le monde pour ses actes quels qu'ils soient..
Avatar de anonyme
Erik (anonyme) @ esta (anonyme),
Ce n'est pas la justice suédoise qui inquiète Assange ! C'est l'habitude qu'a la Suède de dire "oui" à toutes les demandes d'extradition des USA, sans même se demander si ces demandes d'extradition sont fondées ou bidon, et le fait que les USA ont déjà préparé une parodie de procès pour Assange. Dès qu'il poserait le pied en territoire suédois, Assange serait donc expédié manu militari à Washington DC où un "grand jury" acquis au gouvernement s'empresserait de lui décerner une condamnation à perpétuité. Tous les papiers relatifs à ce procès aux USA sont déjà remplis et n'attendent plus que l'extradition d'Assange pour lui asséner leur parodie de justice.
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