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Au procès en appel de Jérôme Kerviel, l'heure de la confrontation avec l'ancien PDG Daniel Bouton

le Mercredi 20 Juin 2012 à 22:09 mis à jour le Jeudi 21 juin à 05:00
Par Laurent Doulsan, Gilles Halais

Témoin vedette du procès en appel de Jérôme Kerviel, poursuivi pour une perte record début 2008 : l'ancien patron de la banque, Daniel Bouton, qui avait révélé l'affaire. Et lourdement enfoncé le jeune trader. Kerviel affirme aujourd'hui avoir servi de "fusible" qui a ainsi dissimulé ses propres défaillances.

Daniel Bouton n'est plus PDG de la Société générale depuis avril 2008, mais il voue une rancœur tenace à Jérôme Kerviel. Quand le scandale avait éclaté, il avait traité son trader d'"escroc", de "fraudeur" et même de "terroriste". Il l'avait également chargé au maximum lors du premier procès en 2010.

Deux ans plus tard, Daniel Bouton n'a vraisemblablement pas changé d'avis. On peut même supposer qu'il est encore plus remonté contre Jérôme Kerviel, qui a adopté une défense plus offensive, voire agressive, pour ce deuxième procès.
Avec son nouvel avocat, le très jeune et très médiatique David Koubbi, l'ex-trader se présente en effet en victime d'un complot hourdi par la Société générale. Elle l'aurait sciemment laissé prendre des risques inconsidérés sur les marchés, et aurait alourdi ses pertes, pour masquer ses propres défaillances dans le scandale des "subprimes".

Du "grand n'importe quoi", "un mensonge, de la science-fiction", selon un patron de la SocGen et un ancien supérieur de Kerviel

En l'absence de preuves, cette théorie n'a pas vraiment prospéré jusqu'à présent. Daniel Bouton aura certainement à cœur de l'enterrer définitivement.

Le procès en appel de Jérôme Kerviel doit s'achever le 28 juin. La décision sera mise en délibéré.
En première instance en 2010, l'ex-trader avait été condamné à trois ans de prison ferme et 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, soit le montant des pertes.

Par Laurent Doulsan, Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
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COUPA (anonyme),
c'est une affaire d'Etat (on en a l'habitude avec Karachi et la Boù Bercy est impliqué
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potaula1 (anonyme),
En tout cas, Dimon, le PDG de JpMorgan lui ne lâche pas son trader dans l'arène des lions et assume les feux des projecteurs médiatiques lui même. Il remet en cause le modèle de risque mis en place dans la banque et ne fait pas de cette perte colossale une affaire personnelle contre un trader isolé. On peut se demander comment il se fait que l'enjeu d'une affaire de pertes telle qu'une perte de plusieurs milliards dans un établissement financier, aux Etats Unis a changé soudain. Je devine qu'en France, on ne peut plus se dépatouiller de la parjure des dépositions du 1er procès dans le cas de Kerviel. Donc on s'enlise dans une injustice surréaliste. Et ça, ce n'est pas de la science fiction ni du roman !
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jacques Blum (anonyme),
Comment confier son argent a une banque qui soit disant n est pas capable de controler ses operateurs boursiers???? La societe Generale et son top management demontre soit son incompetence soit sa complicite, les sommes en jeux sont trop enorme pour ne pas avoir ete avallisee par la haute direction de la banque. La these du fusible kerviell pour masquer les pertes liees au subprimes semlble tres plausible et serait bien dans la ligne des habitudes des grand banquiers Francais ; Souvenez vous du Credit Lyonnais !
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