Un réseau exploitant des enfants roms démantelé en Seine-Saint-Denis

par Rémi Ink mardi 25 septembre 2012 10:08, mis à jour le mardi 25 septembre 2012 à 18h02
Un réseau criminel rom démantelé dans trois camps de Seine-Saint-Denis, à Aubervilliers, Stains et Saint-Denis.
IDÉ

Trois camps roms ont été contrôlés ce mardi matin par la brigade de protection des mineurs, en Seine-Saint-Denis. Une information judiciaire avait été ouverte après des soupçons de mauvais traitement sur des enfants. Au moins huit personnes ont été interpellées.

La
brigade de protection des mineurs a lancé l'opération très tôt ce matin, vers
6h. Environ 200 policiers ont contrôlé trois camps roms, à Aubervilliers, Stains et Saint-Denis dans le cadre d'une enquête
sur des vols commis par des mineurs à Paris. Au moins huit personnes ont été
interpellées. Au départ de l'enquête, une forte augmentation de vols de
portables dans la capitale et dans le métro.

"Obligation de mendier"

Une ou plusieurs enquêtes étaient ouvertes avant l'opération
lancée ce mardi matin. Les policiers enquêtaient depuis plus d'un an après des
soupçons de mauvais traitements sur des mineurs. Les jeunes enfants roms
subiraient de mauvais traitement comme "l'obligation de mendier". Selon
les enquêteurs, plusieurs dizaines d'enfants étaient maltraités, exploités et
forcés à mendier par des chefs de bandes. Les adultes, qui sont parfois leurs
parents, les obligeaient à voler notamment dans les lieux touristiques parisiens
et dans le métro, sous peine de mauvais traitement.

Huit personnes interpellées

Une
quinzaine de personnes étaient dans le collimateur de la brigade de protection
des mineurs. La police aurait finalement procédé à huit interpellations. Les
personnes arrêtées sont soupçonnées d'être les commanditaires de ces vols, notamment
de téléphones portables.

Les charges qui pèsent sur la plupart des suspects
sont très lourdes : traite d'êtres humains,  provocation directe de
mineurs à la commission de crimes et délits, vols, recels de vols, le tout en
bande organisée. Onze personnes ont été placées en garde à vue. D'autre part, trois autres personnes faisant l'objet de mandats d'arrêt européens, dans le cadre de cette même affaire, ont été arrêtées en Roumaine.