Prothèses PIP : 500 nouvelles plaintes déposées à Marseille

par Julien Baldacchino jeudi 12 juillet 2012 12:12, mis à jour le jeudi 12 juillet 2012 à 16h50
Eric Gaillard Reuters

Le volet "tromperie" de l'information judiciaire s'enrichit de 500 plaintes de victimes. Récoltées depuis le mois de mars, elles concernent des cas de ruptures avérées de prothèses. Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, est déjà sous le coup de deux mises en examen.

La collecte de plaintes avait commencé au mois de mars : "Nous avons une centaine de plaintes par mois, nous nous sommes
organisés avec le parquet de Marseille pour les déposer par paquets afin de
gagner du temps",
déclare Me Philippe Courtois, avocat de l'association
de défense
des porteuses de prothèses de la marque PIP.

Résultat : 500 plaintes ont été déposées en même
temps ce jeudi matin au tribunal de grande instance de Marseille. Elles
viennent enrichir le volet "tromperie aggravée" de l'information judiciaire
qui avait été ouverte après le scandale des implants mammaires non-conformes de
la société PIP (Poly Implants Mammaires). Ces plaintes concernent des cas de rupture avérée de prothèses. 4.000 plaintes ont déjà été déposées dans ce volet, qui doit donner lieu à un procès dans les mois à venir.

Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, est déjà sous le coup
de deux mises en examen : la première remonte au 27 janvier, pour
blessures involontaires
. Jean-Claude Mas avait admis avoir utilisé un gel non-conforme
pour la fabrication de ses prothèses.

Début juillet, Jean-Claude Mas a été à nouveau mis en
examen, cette fois dans le volet financier de l'affaire, pour abus de biens
sociaux, blanchiment et blanchiment de fraude fiscale.

"Le nombre de plaintes ne cessera pas d'augmenter tant que le procès n'aura pas lieu" Me Philippe Courtois, avocat des victimes, au micro de Laurent Gauriat