Curiosity a identifié son premier caillou martien

par Mélody Piu lundi 20 août 2012 18:21, mis à jour le lundi 20 août 2012 à 18h38
Capture d'écran Autre

Grâce à une caméra de conception française, le robot Curiosity, qui a atterri sur Mars début août, a identifié dimanche un petit morceau de rocher de la taille d'un poing.

Un petit geste pour Curiosity, un grand pas pour les chercheurs. Le robot armé d'un laser, d'un téléscope et d'une caméra, a identifié son premier caillou martien. C'est notamment grâce à sa ChemCam (Chemistry and Camera instrument), qu'il a pu analyser la composition minérale du rocher. Cette caméra de conception française est le fruit d'un partenariat entre l'Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (Irap) et le Centre national d'études spatiales (Cnes).

Une conception révolutionnaire

La ChemCam est l'un des outils les plus importants de Curiosity et surtout l'un des plus visibles puisqu'elle forme la tête du robot, lui donnant un léger air de cyclope.

Selon le site américain Space, la ChemCam peut tirer un faisceau laser à plus de 25 mètres de distance. Il est composé de trois spectomètres qui permettent de recueillir des informations au fur et à mesure qu'il balaye le rocher. Ainsi, les chercheurs regardent si la composition du caillou change, ce qui peut indiquer la présence d'autres éléments sous la surface.

La ChemCam est conçue pour prendre environ 14.000 mesures tout au long de sa mission sur Mars.

La ChemCam de Curiosity © Capture d'écran

"C'est très encourageant. On peut s'attendre à des découvertes
scientifiques importantes avec la ChemCam qui analysera quelque milliers de
cibles dans les deux prochaines années
", s'est félicité Sylvestre Maurice, un des
responsables du projet ChemCam à l'Irap situé à Toulouse. Et d'ajouter que "les données reçues sont même meilleures que celles
que nous avions avec les tests sur terre
".

Curiosity, un robot qui pèse plus d'une tonne et 2,5 milliards de dollars, a atterri le 6 août à l'intérieur d'un vaste cratère près de l'équateur de la planète rouge. Il a voyagé pendant huit mois, et restera pendant deux ans pour découvrir si oui ou non l'environnement martien a pu être propice au développement de la vie microbienne.