L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a passé au peigne fin les offres des différents opérateurs de téléphonie mobile. Un marché bouleversé avec l’arrivée de Free en début d’année. Pour l’association, les contrats proposés contiennent tous des clauses abusives. Elle somme les opérateurs d’y mettre fin et les menace de poursuites judiciaires.
Si l'arrivée de Free a bouleversé le marché, les mauvais pratiques des opérateurs continuent selon l'UFC-Que Choisir © Maxppp PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST/JOSSELIN CLAIR
L’illimité proposé par les opérateurs de téléphonie mobile est-il, au mieux une utopie, au pire un mensonge ? C’est en tous cas ce que dénonce l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui vient de passer au crible les différents contrats proposés par les opérateurs. Et le résultat n’est pas aussi brillant que le laissent à penser les propositions commerciales.
Parmi les rares bons points délivrés aux opérateurs, il y a la plus grande clarté dans l’utilisation d’internet sur son téléphone portable. Ici, le terme "illimité" a été abandonné pour indiquer noir sur blanc les limites d’utilisation en termes de volume et, la plupart du temps, les restrictions d'usage.
Ce n’est en revanche pas le cas des appels. Car l’illimité ne l’est jamais vraiment, quel que soit l’opérateur choisi. Certains plafonnent leurs offres en termes d’heures par mois, de durée d’appel ou de nombres de destinataires. D’autres mentionnent "une utilisation non abusive, en bon père de famille" avec tout le flou qui entoure cette formule.
SMS et MMS ne sont pas en reste. Chez les uns, ce sont les correspondants qui sont limités. Chez les autres le nombre de destinataires par envoi, ou encore les MMS qui sont exclus des offres. Bref un grand flou et l’impossibilité pour le client de véritablement s’y retrouver.
Mais ce que dénonce surtout l’UFC-Que Choisir, c’est la multiplication des clauses abusives. Des entorses à la loi qui restent trop nombreuses selon l’association qui en pointe plusieurs. Il y a par exemple le simlockage des téléphones vendus nus avec des forfaits sans engagement. Des documents contractuels qui ne sont pas remis à l’utilisateur. Des clauses octroyant à l’opérateur un délai de portage illicite, voir exonérant l’opérateur de son obligation de portage du numéro.
L’association réclame donc, une fois de plus, l’abandon de ces pratiques et met en demeure les opérateurs de clarifier leurs offres. Des lettres viennent de partir et l’UFC-Que Choisir promet, sans réaction des opérateurs sous trois semaines, des actions en justice.
Alain Bazot, le président de l'UFC-Que Choisir, dénonce le mirage de l'illimité.

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