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Hadopi se met en branle contre le streaming pirate

le Lundi 28 Novembre 2011 à 06:55
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La lutte contre le piratage passe à la vitesse supérieure. Objectif : lutter contre les sites de streaming illégal.

Invité : Jean-Michel Planche, Sté Witbe  

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Le coup d'envoi a été donné le 20 novembre dernier à Avignon par le président de la république lui-même. Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre au streaming illégal. "Personne ne peut soutenir ça", a dit le chef de l'Etat à propos des sites qui "volent d'un côté et revendent de l'autre". 

La Hadopi, la haute autorité contre le piratage, répond "présente". Elle vient de nommer une mission d’expertise et promet des propositions concrètes d'ici trois mois.

Mais ce ne sera pas simple ! Lutter contre le streaming s'annoncebeaucoup plus compliqué que contre le peer-to-peer.

Un casse-tête juridique et technique

D'abord, pour des raisons juridiques car la loi Hadopi n'a pas été faite pour ça. Il faudra donc la toiletter. Certes, ce n'est pas le plus difficile.

En fait, le problème est essentiellement technique. Pour surveiller efficacement le streaming, il faudrait mettre en place des mesures et des outils extrêmement intrusifs à la fois chez les fournisseurs d'accès et chez les internautes. De quoi soulever des tollés de protestations.

Ne pas faire n'importe quoi

D'autant que, la justice européenne vient de le rappeler : on ne peut pas faire n'importe quoi au nom du droit d'auteur. Une société belge de gestion des droits d'auteur, la Sabam, qui voulait instaurer un filtrage actif chez un fournisseur d'accès de ce pays (Scarlet) vient d'être déboutée. La mesure a été jugée disproportionnée.

Des ayants droits très discrets

Plus simple que le filtrage, les ayants droits - qui sont à la manœuvre dans cette affaire - pourraient attaquer en justice les sites de streaming. Beaucoup sont situés à l'étranger, comme le plus connu Megavidéo qui se trouve à Hong Kong. Pourtant, les ayants droits ne font pas. Pourquoi ? Peut-être par crainte que ce soit inutile et aussi, sans doute, pour ne pas avoir à endosser publiquement le manteau du "méchant".

Bref, la partie s'annonce serrée. La Hadopi compte sur ses Labs, ses comités d'experts, pour trouver des idées originales. On a hâte de voir ça.