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Louis Schweitzer critiqué pour sa gestion de la Halde

le Vendredi 3 Septembre 2010 à 14:39
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{"Absence de contrôle"}, {"marchés à la limite de la légalité"}... Un rapport de la Cour des Comptes, publié par l'hebdomadaire {Marianne}, dénonce la manière dont Louis Schweitzer a géré la Haute Autorité de Lutte contre les discriminations, dont il a été président durant six ans. Ce document tombe à pic pour le gouvernement, décidé à transférer les compétences de la Halde au futur Défenseur des droits.

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La Cour des comptes a examiné la gestion de la Halde entre 2005 et 2009. Et au cours de ces cinq années, l'institution n'a rien fait pour économiser son argent, selon le rapport intermédiaire que publiera ce samedi Marianne. Le loyer, tout d'abord, est largement au-dessus du prix du marché : les locaux de la Halde, dans le IXème arrondissement de Paris, sont loués 1.831.952 euros par an, c'est-à-dire 795 euros le mètre carré... soit le double de ce qui se pratique dans les rues voisines. Mais ce n'est pas tout : le budget "communication" de l'institution est aussi mis en cause par la Cour des Comptes. Ces dernières années, la Halde a dépensé 6,2 millions d'euros pour les prestations d'une poignée d'agences de communication, toutes engagées sans mise en concurrence préalable. De manière générale, la Cour des Comptes a relevé sous le mandat de Louis Schweitzer une "absence de contrôle", des "marchés à la limite de la légalité" et une "opacité dans les opérations financières". Le rapport évoque aussi "un risque de redressement judiciaire en cas de contrôle par les services de la Commission européenne", selon Marianne. La Halde pourrait perdre son indépendance Jeannette Bougrab, qui a remplacé Louis Schweitzer à la tête de la Halde en mars dernier, a tenté de renverser la tendance, insistant sur sa volonté de gérer le budget de l'institution (environ 12 millions d'euros par an) "comme un bon père de famille". La présidente explique ainsi être en train de négocier pour obtenir une baisse de loyer pour les locaux. Car l'enjeu est de taille : la présidente de la Halde souhaite à tout prix éviter que son organisation passe dans le giron du futur Défenseur des droits, qui devrait également regrouper le médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Une fusion voulue par le gouvernement, et adoptée en première lecture par le Sénat en juin dernier.