La réunion de cet après-midi à l'Elysée sur "les problèmes que posent le comportement" de certains Roms et gens du voyage ne sera composée que de ministres et de hauts fonctionnaires. Six ministres, dont François Fillon, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie ou Eric Besson, ainsi que des gradés de la police et de la gendarmerie. Un "casting" qui déçoit associations, élus locaux et membres des communautés concernées.
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C'est une réunion interministérielle, argumente, l'Elysée, c'est donc normal qu'il n'y ait que des ministres et des hauts fonctionnaires. Elle doit s'ouvrir à 17 h avec Nicolas Sarkozy comme président. Autour du chef de l'Etat se trouveront le Premier ministre, François Fillon, les ministres de l'Intérieur, Brice Hortefeux, de la Justice, Michèle Alliot-Marie, de l'Immigration, Eric Besson, et deux Secrétaires d'Etat : Benoist Apparu pour le logement et Pierre Lelouche pour les Affaires européennes. _ A cette “brochette” de ministres s'ajouteront trois hauts fonctionnaires : Michel Gaudin, préfet de police de Paris, Frédéric Péchenard, directeur général de la Police nationale, et le général Jacques Mignaux, directeur général de la Gendarmerie nationale, tous trois nommés par Nicolas Sarkozy. L'angle essentiellement sécuritaire de la réunion avait été clairement affiché la semaine dernière par le chef de l'Etat dans son intervention à la fois sur les émeutes de Grenoble et les évènements de Saint-Aignan (lire notre article). Il annonçait que la réunion serait notamment consacrée au démantèlements de camps illégaux, sans préciser s'il visait plus particulièrement les Roms ou les gens du voyage ou les deux. Mais Nicolas Sarkozy a eu beau annoncer la couleur, les associations, les élus locaux et les membres des communautés concernées qui travaillent sur ce terrain sensible au quotidien ne peuvent s'empêcher de regretter de ne pas avoir été conviées (cliquer ici pour consulter notre article sur les réactions aux propos de Nicolas Sarkozy). Après tout, estiment-ils, le chef de l'Etat a déjà montré, dans d'autres dossiers, sa capacité à convoquer rapidement de grandes réunions aux airs de “Grenelles” au pied levé. Rien de tel cette fois, donc. Pourtant, certaines associations ont spontanément proposé leurs services. Mais l'offre a été poliment mais fermement déclinée. Tout comme l'opposition, elles dénoncent une “stigmatisation” des communautés, qui font figure de “boucs émissaires”. les violences de Saint-Aignan auraient dû rester “une affaire de vandalisme”, estime le PS, qui voit dans la réunion de l'Elysée une “initiative démagogique” . Les associations devront attendre les annonces du chef de l'Etat vendredi à Grenoble pour en savoir plus. Grégoire Lecalot, avec agences
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