Pas question de revenir sur l'âge légal de départ à la retraite, désormais fixé à 62 ans. Le cap reste inchangé, pour le chef de l'Etat. Qui s'est tout de même dit "attentif" aux inquiétudes exprimées par la rue hier. _ Seules concessions possibles : la pénibilité, qui passerait de 20 à 10%, et les carrières longues. Des mesures adoptées ce soir en commission à l'Assemblée.
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Pas grand chose de nouveau sous le soleil. Les manifestations monstres d'hier auront juste rendu Nicolas Sarkozy “attentif” aux inquiétudes des Français. En conseil des ministres ce matin, le président de la République a fixé le cap de la réforme des retraites. Un cap inchangé. “C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier.” _ Cela dit, l'âge légal de départ à la retraite passera bien de 60 à 62 ans. “Pas question de revenir sur ce point” a-t-il tranché. “Cet âge sera progressivement augmenté, de quatre mois par an, pour atteindre 62 ans en 2018, tandis que l'âge d'annulation de la décote sera relevé au même rythme d'ici 2023” - qui repousse l'âge effectif de départ de 65 à 67 ans. Rien de neuf, donc. Juste, tout de même, deux avancées sur la pénibilité et les carrières longues - deux sujets sur lesquels le gouvernement a toujours dit qu'il était ouvert à la discussion... _ La pénibilité, qui permettrait de pouvoir partir à 60 ans, serait mieux prise en compte : Nicolas Sarkozy a proposé d'abaisser à 10% le taux d'incapacité, au lieu de 20% actuellement. Et ce n'est plus le seul médecin du travail qui jugerait de cette incapacité, mais une "commission pluridisciplinaire" - sans plus de précision pour l'instant. _ Concernant les carrières longues, le chef de l'Etat a demandé à ce qu'on améliore le dispositif - que les salariés qui ont commencé à travailler avant 18 ans puissent partir à 60 ans, voire avant. “Cela représente un effort supplémentaire de 350 millions d'euros pour nos régimes de retraite”, a-t-il expliqué. Ces aménagements devraient coûter “aux alentours d'un milliard d'euros” , selon le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron. Sur ces deux points, le ministre du Travail Eric Woerth présentera dès cet après-midi à l'Assemblée des amendements à son projet de loi.
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