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Retraite : l'âge légal porté à 62 ans en 2018

le Mercredi 16 Juin 2010 à 07:03
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La réforme de la retraite, présentée ce matin par le ministre du Travail, répond à {"deux exigences : être responsable et juste",} explique Eric Woerth. Au cœur de cette réforme : l’augmentation de la durée d’activité. En voici les principaux points…

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Augmentation de la durée d’activité : - La durée de cotisation va passer à 41 ans et un trimestre en 2013, et 41 ans et demi à l’horizon 2020. - L’âge légal de départ à la retraite sera relevé à 62 ans en 2018 contre 60 ans aujourd’hui. Ce recul du départ sera progressif : l’âge augmentera de 4 mois par an à partir du 1er juillet 2011 pour atteindre 62 ans en juillet 2018. Cette augmentation se fera par année de naissance, les premiers concernés étant, dès l’an prochain, les salariés nés à partir de 1951. Cette augmentation sera générale : public, privé et régimes spéciaux. Le recul progressif ne touchera toutefois les régimes spéciaux (réformés récemment, en 2007-2008) qu’à partir du 1er janvier 2017. Parallèlement, l’âge du taux plein, qui permet de partir à la retraite sans décote même si l’on n’a pas la totalité de ses annuités, sera porté de 65 à 67 ans.
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Alignement public-privé en 10 ans : Le taux de cotisation du public, aujourd’hui à 7,85%, sera aligné sur celui du privé, 10,55%, malgré une très forte opposition des syndicats de fonctionnaires, qui dénoncent une baisse du pouvoir d’achat. _ Le gouvernement se donne 10 ans pour parvenir progressivement à cette "équité" entre public et privé. Eric Woerth annonce également l’abandon, dès 2012, du dispositif de départ anticipé des fonctionnaires parents de trois enfants, et ayant 15 ans de service. _ Seuls les parents ayant déjà trois enfants en 2012 pourront encore bénéficier de ce dispositif, qui concerne en majorité les femmes. En 2008, elles ont été plus de 14.000 à en bénéficier.
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Prise en compte de la pénibilité : Les salariés en situation "d’usure professionnelle" et dont l’incapacité physique "constatée" est supérieure ou égale à 20% pourront partir à 60 ans. C’est donc le fameux cas par cas, évalué par une visite médicale, que les syndicats rejettent. _ Ce dispositif devrait concerner 10.000 personnes par an. Et 50.000 au total, si l'on inclut les bénéficiaires du dispositif "carrières longues" qui sera maintenu. Ce dispositif permet à ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans, de partir plus tôt à la retraite, sous réserve d'avoir la durée de cotisation et deux ans supplémentaires.
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Nouvelle contribution de 1% : Le gouvernement met en place un prélèvement supplémentaire sur les plus hauts revenus, c’est-à-dire les salariés touchés par la plus haute tranche d’impôts sur le revenu. _ Ce prélèvement supplémentaire de 1% sera également appliqué aux stock-options, aux retraites-chapeaux, aux plus-values mobilières et immobilières, aux dividendes et intérêts. _ Par ailleurs, certaines niches fiscales dont bénéficient les entreprises seront supprimées. Toutes ces mesures représentent, pour l'Etat, quelque 3,7 milliards de ressources supplémentaires chaque année.
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Enfin, le gouvernement va mettre en place une "aide à l'embauche d'un an pour les chômeurs de plus de 55 ans", afin de favoriser l'emploi des seniors. _ La réforme prévoit en outre le "développement du tutorat", pour assurer une transmission des savoirs au sein de l'entreprise et valoriser la fin de carrière des seniors.
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Equilibre en 2018 Selon Eric Woerth, cette réforme permettra de ramener le déficit global des retraites à 7,8 milliards en 2015, de parvenir à l’équilibre dès 2018, et de dégager un excédent de 100 millions d’euros en 2020. En attendant, le gouvernement prévoit de puiser dans le Fonds de réserve des retraites – quelque 34,5 milliards d’euros que Lionel Jospin avait mis de côté lorsqu’il était Premier ministre – pour couvrir le déficit jusqu’au point d’équilibre, en 2018. Les organisations syndicales, qui ont reçu le texte une demi-heure seulement avant la conférence de presse du ministre du Travail, ont 48 heures pour défendre des contre-propositions avec l’exécutif. _ Le texte définitif sera bouclé vendredi à minuit. Puis présenté en conseil des ministres à la mi-juillet, pour être débattu au Parlement dès la rentrée de septembre. Gilles Halais, avec agences