A la suite d’un comité central d’entreprise de deux heures et demie, la direction a scellé le sort de l’usine annonçant la fin de l’activité de raffinage sur son site des Flandres. Total annonce garantir l’emploi des 370 salariés du site de Dunkerque. Ces employés sont en grève depuis le 12 janvier.
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Deux heures et demie de CCE pour écrire la fin d'une époque. Le texte du communiqué publié à la suite du Comité central d'entreprise est lapidaire. "Le projet prévoit l'arrêt de l'activité de raffinage au sein de l'établissement des Flandres, conduisant à un démontage progressif des unités qui pourrait durer jusqu'en 2013". Mais la direction annonce en parallèle garantir le maintient des 370 emplois du site de Dunkerque. Un dépôt, un centre de formation, un centre technique et de reclassement sont censés assurer l'emploi des anciens salariés du site de raffinage. Le dépôt logistique emploierait 15 personnes, les centres de formation et d'assistance technique au raffinage environ 225. Les salariés se verront proposer 80 postes dans d'autres raffineries, 30 postes dans d'autres structures de Total en France et 20 salariés pourront bénéficier de "fins de carrières anticipées", a indiqué un porte-parole du groupe pétrolier. Incidents entre forces de l'ordre et manifestants. A l'annonce de cette décision, deux à trois cents manifestants ont violemment réagi devant le site du groupe à Paris. En bleus de travail, casques ou bonnets vissés sur la tête, les manifestants ont fait retentir cornes de brume et fanfare au pied de la tour de verre de Total, dont les entrées étaient gardées par une quarantaine d'agents de sécurité vêtus de gilets jaunes fluorescents. Les manifestants ont été repoussés à coups de gaz lacrymogène par les gendarmes mobiles alors qu'ils brisaient les vitres des portes de la tour. Après avoir reculé une première fois, les manifestants ont finalement réussi à pénétrer dans le hall de l'immeuble en scandant "On est chez nous" et en jetant des pétards à l'intérieur. Voie de secours ? Fin janvier un projet de construction d’un terminal méthanier était à l’étude. EDF et Total ont finalement sauté le pas en signant un accord prévoyant que le groupe pétrolier participera à ce projet. Pour le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, cela constitue "une première réponse pour le maintien de l’emploi et de l’activité industrielle sur le site de Dunkerque". Le communiqué des deux groupes annonce la mobilisation de 1 200 personnes pendant la construction, et une cinquantaine d’emplois directs en phase d’exploitation. Une annonce "pour l’opinion publique" selon le syndicat Sud qui souligne que ce terminal "n’est pas prévu pour les salariés de Total". Caroline Caldier avec agences
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