Parti du siège, situé à Plaisir, dans les Yvelines, le mouvement de grève a gagné hier les magasins de Franconville et de Paris-Nord, dans le Val d'Oise. Des débrayages ont eu lieu dans une dizaine d'établissements. Les syndicats réclament hausses de salaires et amélioration des conditions de travail. Les négociations ont été annulées.
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La négociation sur les salaires chez Ikéa n'est pas pour aujourd'hui... ni pour demain. Contrairement à ce qui a été annoncé de matin, les sept syndicalistes de FO, et d'autres de la CGT et de la CFDT, qui occupent le siège d'Ikéa France à Plaisir (Yvelines). Et ils ont l'intention de poursuivre. Selon les syndicats, le report de la réunion de négociations salariales initialement prévue ce matin est une décision unilatérale de la direction. Du coup, furieux, ils ont refusé de la tenir demain ou vendredi. Cette fois, elle se trouve donc bel et bien annulée, en attendant que le dialogue puisse reprendre. Après la seconde nuit d'occupation,le mouvement de grève se durcit. Hier, trois magasins sont restés fermés toute la journée : Plaisir donc, ainsi que Paris-Nord et Franconville, dans le Val d'Oise. Des débrayages ont eu lieu dans une dizaine d'autres établissements. Que réclament les salariés ? De l'argent, tout simplement. “Ikea France dégage toujours des bénéfices énormes, les augmentations de salaires ne suivent pas et les conditions de travail sont exécrables”, explique Jean-Paul Barbosa, CFDT et membre du comité européen, qui cite notamment les “CDD pas reconduits”, “la baisse de 15 à 20% des heures travaillées en caisse depuis l'arrivée des caisses rapides” et “l'augmentation de la mutuelle”. De son côté, la direction estime être très claire : chaque année, les salariés peuvent choisir leur temps de travail (33 ou 35h). Quant à la rémunération, elle se construit “dans le temps” : un 13e mois, un “minima le plus bas pour 35H à 1.464,57 euros mensuel brut” et “un plus participation et une prime d'intéressement”. Pas suffisant, selon les syndicats. Qui réclament une augmentation collective de 4%. La direction, elle, avait proposé 1,2%.
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