Selon les résultats d'une enquête menée par les syndicats de l'enseignement supérieur, les précaires représenteraient aujourd'hui 20% des effectifs des universités et de la recherche publique. Soit près de 50.000 personnes, dont une majorité de femmes.
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Ils sont chargés de cours vacataires ou docteurs sans poste fixe. Depuis des mois, parfois des années, ils enchaînent les contrats à l'université, alternant périodes de chômage et d'activité. Difficile de savoir avec précision combien sont ces précaires du savoir. _ Le ministère de l'Enseignement supérieur parle 23.500 personnes. Un chiffre sous-estimé, selon les syndicats : leur enquête lancée en octobre dernier permet de conclure qu'entre 45.000 et 50.000 non-permanents travaillent aujourd'hui dans les universités et les organismes de recherche en France. Soit 20% des effectifs. Et la situation n'est pas en train de s'améliorer, bien au contraire. Exemple au CNRS : entre 2006 et 2008, le nombre de permanents a baissé de 1.5%, tandis que le nombre de précaires a lui augmenté de 17.2%, selon l'un des auteurs de l'enquête. Face à cette tendance aux contrats courts, tous les universitaires ne sont pas égaux : 60% des précaires sont des femmes, la majorité travaillent dans les sciences humaines et sociales. Plus de la moitié de ces non-permanents ont plus de 30 ans. En revanche, les désavantages sont les mêmes pour tous : "une rémunération basse et irrégulière, déconnectée des diplômes et de l'expérience" énumère Isabelle Clair, chargée de recherche en sociologie au CNRS et ancienne précaire, "un cumul d'employeurs, une dépendance vis-à-vis des employeurs et une absence de reconnaissance entraînent un sentiment de déclassement". Et les contreparties ne sont pas les mêmes que dans les entreprises : ainsi, les non-permanents des universités ne touchent pas de prime de précarité à la fin de leur contrat, contrairement aux CDD du privé.
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