Les assemblées générales de conducteurs du RER A en grève ont reconduit ce mardi leur mouvement jusqu'à mercredi. Mais la mobilisation s'effiloche au 13e jour, alors que le PDG de la RATP a marqué sa détermination à ne pas aller plus loin dans les négociations. Quelques trains devraient circuler demain aux heures creuses.
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La direction de la RATP espère avoir joué la carte gagnante dans le conflit du RER A : celle du pourrissement. Le mouvement a certes été reconduit en assemblée générale ce mardi jusqu'à demain, mais le bloc des grévistes semble s'effriter. Selon la CGT, les votes des AG ont été acquis “à une majorité importante” alors que les précédents l'étaient “à une très large majorité”. “Ca se fissure” , juge le syndicat Sud-RATP (minoritaire). La RATP a indiqué que comme prévu, le trafic s'améliorait légèrement aujourd'hui avec deux trains sur trois aux heures de pointe (07H30-9H30 et 16H30-19H30), contre un sur deux jusqu'ici, et quelques trains en dehors de ces plages horaires, sur la ligne de transport en commun urbain la plus fréquentée de France. Demain, d'autres trains pourraient circuler aux heures creuses. De nouveaux conducteurs ont choisi de reprendre le travail, a précisé un porte-parole de la régie publique. Ils seraient 27 aujourd'hui, après 23 conducteurs lundi, 8 dimanche et un samedi. La ligne compte au total quelque 550 conducteurs. Cette grève a déjà coûté cinq millions d'euros à la RATP, selon Pierre Mongin. Ce coût provient des pertes de recettes et des pénalités dues au Stif, le syndicat des transports d'Ile-de-France, en raison du service non assuré, a précisé la direction. Aucune nouvelle rencontre entre les syndicats et la direction n'est programmée à ce stade, la dernière remontant à la nuit de jeudi à vendredi. Mais plusieurs échanges de courriers ont eu lieu depuis. Dans le dernier, la RATP rappelle ses propositions et indique qu'elles sont toujours sur la table “dans la perspective d'une reprise rapide du travail”, a précisé un porte-parole. _ Alors que les syndicats réclamaient initialement une prime mensuelle de 120 euros (Unsa) à 150 euros dont 30 euros variables (CGT, FO, CFDT, Sud, Indépendants), exigence revue depuis à la baisse, à au moins 100 euros, la direction a proposé une prime dont le montant serait fonction de la régularité du trafic sur la ligne A, et qui pourrait s'élever à 80 euros si les objectifs sont atteints. Elle campe depuis sur sa position, et les déclarations du PDG, Pierre Mongin, hier dans Le Figaro (estimant que les grévistes avaient perdu le rapport de forces), ne laissent pas présager d'un revirement.
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