Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé hier une réorganisation de ses sites basés en France. Près de 850 emplois seront supprimés d'ici trois ans. L'Eure est le département le plus touché par ces licenciements.
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Glaxo, c'est terminé, et la ville d'Évreux est sous le choc. Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) vient en effet de confirmer la suppression de 850 emplois en France sur ses 6.000 postes environ d'ici 2011-2012. Si la réduction des effectifs se fera site par site, ce sont bien les pôles basés dans l'Eure qui essuieront le plus de départs. L'entreprise laissera 798 personnes sur le carreau d'ici le mois de juin. Une quarantaine d'emplois vont aussi être supprimés au centre de recherche et développement des Ulis. _ “ Sur le site industriel d'Evreux, malgré des bénéfices important sur l'année 2008, GSK décide de fermer son unité de recherche et de développement, de supprimer presque la moitié des effectifs de sa production”, a confirmé la CFE-CGC. GSK confirme les chiffres. L'entreprise ne se cache pas derrière la crise mais met en avant la concurrence des médicaments génériques pour justifier ces coupes franches dans ses effectifs. “Ce plan est sans lien avec la crise" mais dû "à une mutation structurelle de l'industrie pharmaceutique” a indiqué la direction de Glaxo. Un coup de massue pour les employés. “C'est dramatique, les conséquences vont être lourdes, on ne s'attendait pas à ça”, a affirmé Philippe Lecoq, délégué FO. Selon la direction, “tout collaborateur amené à quitter le groupe continuera à être rémunéré à 100% au moins un an” et bénéficiera d'une aide au reclassement, l'ensemble des mesures devant encore être négociées. Alors que les syndicats dénoncent “une décision précipitée” pour “assurer un taux de profitabilité optimum pour les actionnaires”, la direction de l'entreprise se veut rassurante et assure que “GSK ne quitte pas la France, on ne va pas vers du low cost”. Outre la concurrence des génériques, GSK estime devoir faire “de gros efforts de productivité” pour “répondre à la demande en médicaments 30 à 50% moins chers dans des pays comme l'Inde, le Brésil, la Russie et la Chine”, et aux contraintes budgétaires pesant sur la santé publique en Europe, et bientôt aux Etats-Unis. Le syndicats craignent maintenant d'autres plans sociaux, notamment pour la finance, l'informatique et les ressources humaines. Mikaël Ponge, avec agences
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