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Mort de huit sangliers sur une plage bretonne : la faute aux algues vertes ?

le Lundi 25 Juillet 2011 à 05:44
Par Cécile Quéguiner

Cette fois, ce sont trois laies et cinq marcassins qui ont succombé près de la plage Saint-Maurice à Morieux, dans les Côtes d'Armor. Une plage fermée car envahie d'algues vertes. Pour les écologistes, ça ne fait pas un pli : les bestiaux ont été asphyxiés par cette marée verte.

Ce ne sont pas les premiers sangliers découverts ainsi morts sur cette plage armoricaine, ou à proximité. Le 7 juillet déjà, deux cadavres de marcassins avaient été retrouvés à quelques centaines de mètres, mais la préfecture des Côtes d'Armor avait conclu que les animaux étaient morts étouffés par la vase, et qu'il n'y avait là aucun lien avec la marée verte qui sévit dans l'estuaire du Gouessant. La découverte de ces huit nouveaux cadavres pourtant vient relancer la polémique. Pour les associations écologistes, c'est la putréfaction des algues vertes qui semble à l'origine de ces décès à répétition. "Quand les animaux furètent, ils respirent les gaz émanant de la décomposition des algues vertes", estime André Ollivro, le président de l'association Sauvegarde du Penthièvre, qui dit avoir "peur que, demain, ce soient de jeunes enfants".

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La plage Saint-Maurice en l'occurrence est fermée par arrêté municipal. Aucun plaisancier n'est donc censé s'y promener. Et des prélèvements ont été réalisés. En attendant, ces algues vertes prolifèrent. Près de 32.000 m3 d'algues vertes ont été ramassées, au 18 juillet, en Bretagne, selon le dernier bilan de la préfecture de région. Des quantités inférieures à 2010 dans les Côtes d'Armor, mais nettement supérieures dans le Finistère.  Prolifération alors qu'un plan national de lutte a été lancé en 2009, après la mort d'un cheval et le décès suspect d'un homme chargé du ramassage de ces algues. Aujourd'hui, ce plan prévoit surtout des opérations de nettoyage. Mais les écologistes appellent à des actions de préventions plus concrètes, de la part notamment des agriculteurs dont les épandages sont unanimement soupçonnés d'aggraver la situation.

Par Cécile Quéguiner
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