Les 124 personnes découvertes hier sur une plage proche de Bonifacio ont dormi cette nuit dans un gymnase de la ville. Ce matin, les réfugiés sont en train d'être emmenés dans des centres situés sur le continent. Ils disent être originaires de Syrie ou de Tunisie.
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57 hommes, 29 femmes - dont cinq enceintes et une handicapée - et 38 enfants. Les réfugiés ont été pris en charge hier par la Croix-Rouge et les services municipaux de Bonifacio. Hébergés dans le gymnase d'un collège, tous "paraissent plutôt en bonne santé", selon le préfet de Corse, mais passeront un examen médical complet. Stéphane Bouillon précise que "le gymnase de Bonifacio n'est pas adapté pour recevoir et accueillir des familles avec des enfants". _ Dès aujourd'hui, les réfugiés vont donc quitter l'île, direction les centres de rétention du continent, peut-être Nîmes, Marseille, Lyon ou encore Toulouse. Tôt ce matin, ils ont été emmenés en bus militaires vers la base aérienne de Ventiseri-Solenzara, pour être transportées en avion sur le continent. A la mi-journée, 60 d'entre eux ont décollé à bord de trois avions de la Sécurité Civile. Dix réfugiés ont ainsi atterri à Lyon, où ils ont été transférés dans le centre de rétention de la ville. La Ligue des Droits de l'Homme dénonce "une violation des engagements les plus essentiels" de la France. "Il ne s'agit pas de clandestins vivant en se cachant sur le sol français, mais de réfugiés qui, arrivant sur le territoire de la République, ont le droit absolu, au regard tant de la Constitution française que des conventions internationales, de demander asile". Ils se disent Kurdes de Syrie Pendant ce temps, les autorités tentent de vérifier leur identité et leur parcours. La plupart d'entre eux affirment être des Kurdes de Syrie, d'autres disent venir du Maghreb. Des informations impossibles à vérifier en l'absence de tout papier d'identité. Ils semblent avoir été déposés sur les côtes de Corse par un passeur, au cours de la nuit de jeudi à vendredi. Un bateau suspect a d'ailleurs été repéré au large de la Sardaigne. "Notre objectif est de retrouver la trace du bateau qui a pu amener ces personnes sur nos côtes", a affirmé le ministre de l'immigration. La Corse, a ajouté Eric Besson, "ne peut pas devenir un nouveau Lampedusa", du nom de l'île de Sicile devenue un point d'entrée privilégié pour les immigrés africains irréguliers. La France n'avait pas connu un tel débarquement de réfugiés sur ses côtes depuis 2001, quand 900 Kurdes étaient arrivés dans le Var.
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