L'année dernière, la CFDT et Force ouvrière ont assisté à l'université d'été du MEDEF. Cette année à Jouy-en-Josas (Yvelines), pas question pour les syndicats de s'afficher aux côtés du patronat. Officiellement l'économie internationale et la croissance des pays émergents animent les débats mais c'est la réforme des retraites et la grève de mardi qui sont dans toutes les têtes.
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Laurence Parisot s'est déclarée opposée à tout changement du projet de loi du gouvernement. Elle a réaffirmé le caractère “fondamental” du passage de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans avec “une deuxième borne d'âge à 67 ans”. _ La patronne des patrons répondait à une interview du secrétaire général de la CFDT François Chérèque, parue dans Le Monde cet après-midi. Il demande des “signes d'ouverture” au gouvernement et parmi ces signes, le maintien de l'âge de départ légal à la retraite à 65 ans. Malgré la défense de la réforme du gouvernement, Laurence Parisot a dit s'attendre à une forte mobilisation mardi dans les rues : “on peut comprendre l'inquiétude des Français, trois années de crise, c'est difficile, inquiétant, stressant.” “Il est fondamental de changer cette trajectoire” La présidente du Medef a lié le débat sur la réforme des retraites au problème de la dette de l'État. Elle a rappelé le risque d'un niveau de dette qui pourrait “atteindre 100% du PIB en 2015. ” Un autre argument traditionnel du Medef défendu cet après-midi : la pénibilité du travail qui doit rester, selon Laurence Parisot, l'“exception”. Pour éliminer l'exception, elle préconise la “prévention” : on ne peut pas pas “envisager qu'il y ait des catégories de métiers, des catégories de secteurs d'activité tout entiers qui soient considérés comme pénibles, ce qui serait ni plus ni moins revenir (au) système des préretraites”. Dernier cheval de bataille de cette première journée de l'université d'été du Medef : la hausse progressive de la CRDS envisagée par le ministre du Budget François Baroin à partir de 2013. Laurence Parisot a critiqué le projet affirmant que le niveau de prélèvements obligatoires était “presqu'au niveau du nez, c'est-à-dire qu'on peut à peine respirer.” Thibault Lefèvre, avec agences
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