La probable élection de Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat, à la tête de l'EPAD, l'établissement public de La Défense, a déclenché une vague de protestations de l'opposition dénonçant une forme de "népotisme", tandis qu'à droite on a défendu la "légitimité" du jeune conseiller général des Hauts-de-Seine.
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Actualisé à 14 h : Jean Sarkozy a-t-il les épaules pour prendre la tête du 1er quartier d'affaire du pays ? Le fils du président de la République et conseiller général des Hauts-de-Seine sera probablement bientôt nommé à la tête de l'établissement public qui gère le quartier de la Défense. Mais l'opposition y voit une forme de "népotisme". Jean Sarkozy n'a que 23 ans et une formation qui n'excède pas deux années de droit, et encore, non validées. Un bagage un peu léger estiment certains... Cette affaire suscite également de nombreux commentaires, entre ironie et indignation, sur le net et dans la presse internationale. Dans Libération, Laurent Joffrin doute notamment que la nomination de Jean Sarkozy qui "s'est surtout donné la peine de naître ... doive tout à son mérite et rien à son patronyme?". Alors que la polémique enfle jusqu'à dépasser les frontières de la France, le président de la République et père de Jean Sarkozy, Nicolas Sarkozy, a volé à la rescousse de son fils. Après ses annonces sur la réforme des lycées - durant laquelle il avait stigmatisé les privilèges de la naissance, estimant que la création des lycées y avait mis fin - il a été questionné sur la polémique autour de son fils : “tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien”, a-t-il déclaré après avoir ironisé sur le goût de la presse pour les polémiques. L'intéressé, de son côté, a contre-attaqué après quelques jours de silence : “On a voulu faire croire à une nomination (à la tête de l'Epad, ndlr). C'est un mensonge, alors qu'il s'agit au contraire d'une élection. Je n'ai jamais été nommé, toujours élu”, s'est indigné Jean Sarkozy. _ Une élection certes, mais aux conditions bien particulières. Traditionnellement, le candidat à la présidence est l'un des deux représentants du conseil général des Hauts-de-Seine. Le collège électoral se compose de neuf administrateurs d'Etat, des hauts fonctionnaires représentant divers ministères, et huit administrateurs issus des collectivités locales, dont quatre sont sous la bannière de l'UMP. Avec une telle arithmétique électorale, le président de l'EPAD n'a en général pas trop à mouiller la chemise pour sa campagne. Cécile Mimaut, Grégoire Lecalot, avec agences

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