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Emmanuelle Mignon, tête chercheuse du sarkozysme

le Mercredi 20 Février 2008 à 16:23
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Discours de Saint Jean de Latran, la Shoah dans les classes de CM2, le dépoussiérage de la mission sur les sectes, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon est à la source de beaucoup de projets du Président. Elle est aussi à l'origine d'une polémique. VSD l'affirme : Emmanuelle Mignon a dit en interview que "les sectes étaient un non-problème" en France…

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Henri Guaino pour la plume, Claude Guéant pour la diplomatie interne, Nicolas Sarkozy a su s’entourer depuis longtemps d’une "garde rapprochée" censée fournir idées et mises en pratiques. Emmanuelle Mignon, major de l’ENA, débauchée du Conseil d’Etat, a rejoint le futur président bien avant la campagne présidentielle. Sa mission : dépoussiérer les idées de l’UMP. Dès 2002, au ministère de l’Intérieur elle prend contact avec des experts et intellectuels de tous bords, y compris de gauche, pour construire la charpente du sarkozysme. Nommée directrice de cabinet après la victoire, elle laisse la langue de bois à d’autres. Interviewée par le site Nonfiction.fr en décembre dernier, elle avoue n’avoir aucun scrupule à piquer des idées à la gauche, "qui est moins conne" (sic) ! Au final, qui décide de quoi ? Mignon rend à César ce qui lui appartient : "Il ne faut pas oublier que Sarko est à l’origine de toutes les impulsions fondamentales. Ce n’est pas une marionnette, et il n’a pas de gourou. En tout cas, moi je n’ai jamais prétendu être le gourou de Sarko et je ne l’ai jamais été. En revanche c’est une "éponge", c'est-à-dire qu’il absorbe ce qu’on lui donne et il fait la synthèse entre différentes positions (…) c’est lui qui fait les arbitrages", précisait-elle sur nonfiction. Sur cette question des sectes qui suscite la polémique, on peut donc penser que rien n’a été improvisé. Depuis que Nicolas Sarkozy a publié, en octobre 2004, un ouvrage intitulé La République, les religions, l’espérance, (livre écrit en collaboration avec Thibaud Collin, professeur de philosophie et auteur du “premier livre engagé contre le mariage gay”), la question de la place de la "spiritualité" dans notre société serait en passe d’être tranchée. Mais peut-être pas comme l’auraient souhaité les défenseurs de la laïcité.
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Caroline Caldier