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La polémique enfle après la libération du braqueur présumé d'Uriage

le Vendredi 3 Septembre 2010 à 12:26
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Après les syndicats policiers, c'est au tour du chef de l'Etat et du gouvernement de monter au créneau. Que la justice n'ait pas placé le braqueur présumé du casino d'Uriage en détention provisoire est {"difficilement compréhensible"}, selon Nicolas Sarkozy. De leur côté, les syndicats de magistrats dénoncent les interventions politiques dans la procédure judiciaire.

cata © © France Info Radio France

"Je pense aux policiers qui se sont donnés tant de mal pour retrouver ce délinquant. C'est bien difficilement compréhensible qu'on le remette en liberté dans ces conditions". En marge d'un déplacement sur le thème de l'industrie en Côte d'Or, le chef de l'Etat s'est fendu de cette petite phrase qui pèse lourd dans la polémique.
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Depuis qu'un juge des libertés et de la détention (JLD) a décidé hier soir de ne pas placer Monsif Ghabbour en détention provisoire après sa mise en examen, les critiques se sont en effet multipliées. Le syndicat de policiers Synergie Officiers a même dénoncé "un sabotage" de leur travail de la part de "certains magistrats". Leur ministre Brice Hortefeux s'est dit "consterné" et "indigné" par cette décision, alors que les forces de l'ordre ont mené "une enquête extrêmement minutieuse" pour retrouver le deuxième auteur présumé du braquage du casino d'Uriage-les-Bains, en juillet dernier. Le député UMP de Gironde et ancien juge Jean-Paul Garraud a même appelé à la suppression du juge des libertés et de la détention.
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De telles interventions qui ne sont guère du goût de l'Union des syndicale des magistrats. "Le fonctionnement d'un régime démocratique comme la France, note l'USM, c'est que la police fait des enquêtes, soumet le résultat des enquêtes à la justice et des magistrats indépendants, coupés de la pression politique, prennent des décisions." L'USM en appelle donc à la garde des Sceaux pour rappeler "la séparation des pouvoirs".
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Mais Michèle Alliot-Marie semble être dans d'autres dispositions : hier soir, elle "a donné des instructions au parquet général de Grenoble pour qu'il soit immédiatement fait appel de la remise en liberté" de Monsif Ghabbour. L'appel sera examiné jeudi prochain. Le jeune homme de 25 ans a été mis en examen pour vol à main armée en récidive et tentative d'homicide volontaire sur agents de la force publique. Il est soupçonné d'avoir participé au braquage en compagnie de Karim Boudouda. Ce dernier avait été tué lors d'un échange de tirs avec les forces de l'ordre, ce qui avait provoqué plusieurs nuits de violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble. Céline Asselot avec agences