Jacques Viguier ressort libre de son procès en appel à Albi, 11 mois après son premier acquittement.
Le professeur de droit toulousain Jacques Viguier une nouvelle fois acquitté, à côté de son avocat Jacques Levy dans la salle d'audience du palais de justice d'Albi. © © AFP/PASCAL PAVANI Radio France
C'est la fin des 3 semaines d’audience du procès en appel de Jacques Viguier, accusé du meurtre de son épouse Suzanne après sa disparition le 27 février 2000, à Albi. Les jurés ont délibéré pendant six heures. L’avocat de Jacques Viguier, Me Eric Dupond-Moretti, est finalement parvenu à discréditer le dossier d’accusation, pointant ses contradictions et ses zones d’ombres, après l’avoir qualifié de «concours Lépine de l’hypothèse» et avoir fustigé «les carences et l’aveuglement de l’enquête». A l'énoncé du verdict, Jacques Viguier a saisi le bras de son avocat, mais n'a pas davantage manifesté sa joie. Ses enfants l'ont rapidement entouré, affichant un large sourire. Il est ressorti libre du tribunal, et va rentrer chez lui en compagnie de ses enfants, de sa belle-mère et de son cousin, ce "clan Viguier" qui l'a soutenu pendant dix ans. Dix années d'enquête et de procès qui, d'après l'ex-accusé et son entourage, l'ont «détruit» psychologiquement. Eteint, comme spectateur de son propre procès, Jacques Viguier souffre de psychose maniaco-dépressive et de troubles bipolaires. «Avant de condamner un homme, il faut mettre sa main à couper» Quinze à vingt ans d'emprisonnement avaient été requis vendredi contre le professeur de droit toulousain par l'avocat général, Marc Gaubert. Jugé une première fois en avril 2009 avec les mêmes réquisitions, Jacques Viguier avait déjà été acquitté par la cour d’assises de la Haute-Garonne. «Avant de pouvoir condamner un homme, il faut mettre sa main à couper, sa tête sur le billot», avait lancé Me Dupond-Moretti aux jurés avant leur délibération. Aux yeux de l'avocat : aucun témoin, aucune preuve, ni aucun aveu. Il avait présenté l’innocence de son client comme une évidence. Jacques Viguier, professeur de droit âgé de 52 ans et accusé du meurtre de sa femme disparue en 2000 à Albi, avait également pris la parole dans la matinée pour la première fois depuis le début du procès, visiblement saisi par l’émotion : «Je viens de vivre dix ans d'horreur et de chemin de croix. J'espère que ces débats qui ont été longs et douloureux pour moi vous auront prouvé mon innocence. Faites que mon univers ne s'effondre pas, rendez-moi ma dignité d'homme». Me Eric Dupond-Moretti, à la fin de sa plaidoirie, avait également imploré les jurés de penser aux enfants de Jacques Viguier, présents lors de l’audience. «Demain, c’est la Ste Clémence», avait-il conclu, faisant allusion au prénom de la fille de l’accusé. Nicolas Gauduin, avec agence
Total profite de la hausse du prix du pétrole : bénéfice net en hausse de 16%
Qui est vraiment Philippe Meirieu ?
Incendie dans la Cité radieuse du Corbusier à Marseille : "L'ensemble des foyers éteints"
La Reine en caricatures : ose-t-on se moquer d'Elizabeth II au Royaume-Uni?
Maladie d'Alzheimer : avancée "sans précédent" dans l'espoir d'un traitement
E.Joly (EELV) : Sarkozy, "plus personne ne le croit"
"Sibir. Moscou - Vladivostok, Mai - Juin 2010", de Danièle Sallenave
Rachida Brakni voulait chanter depuis très longtemps
" Une bouteille à la mer" ou le conflit israélo-palestinien incarné avec une grande intelligence
Questions sur l'agenda du président-candidat
Bastia, en déplacement à Monaco, peut profiter d'une journée tronquée par le froid
Bleus : PSA évoque Dupuy
Pattaya : Zvonareva abandonne
Suède : Sordo premier leader
Saison régulière : Le programme de jeudi
Marathon : Makau veut gagner deux fois à Londres
Montpellier : Muffat s'offre la MPM de l'année sur 400m
Saison régulière : New York a pris son temps
Elire le président d'un coup de dé, c'est possible !
Voyage et créations




