Jeu du foulard, rêve indien, petit pont massacreur... Les députés ont décidé jeudi à l'unanimité de modifier le code pénal pour sanctionner de trois ans de prison et 75.000 euros d'amende la diffusion sur le Net d'images incitant les enfants aux jeux dangereux, parfois mortels.
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A lui seul le jeu du foulard aurait tué 300 enfants en 13 ans. Et selon une récente étude TNS-SOFRES, près d’un million des 7-17ans auraient déjà participé à ces jeux dangereux, et parfois mortels, comme ceux de non-oxygénation (le jeu "du foulard" ou du "rêve indien" par exemple) et les jeux d'agression (celui "du petit pont massacreur" ou le catch). Pourtant, une prévention active de ce type de jeux existe déjà à l’école. Cependant, les députés ont remarqué que les enfants ne bénéficiaient pas de protection "en dehors du cadre scolaire, et notamment de protection contre les sites Internet qui incitent à ces pratiques" et qu'ils peuvent voir à domicile. _ Ils ont donc estimé qu'il ''convient'' de ''compléter le travail de prévention mené sur le terrain par le personnel éducatif'' et ''de protéger les enfants de ces incitations virtuelles et (de) leur diffusion". Trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende Le sujet a mis tout le monde d’accord, à droite comme à gauche, puisque l’amendement de Philippe Goujon (UMP), a été adopté à l’unanimité. Il sanctionne ''la création et la diffusion de jeux dangereux et violents - de non-oxygénation ou d'agression- sur quelque support que ce soit, dont Internet''. Un délit puni de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Philippe Goujon, l'auteur de l'amendement, précise que, selon une étude réalisée par l'institut TNS-Sofres auprès de 489 d'enfants de 7 à 17 ans en 2007, "26% de cette tranche d'âge se sont déjà vus proposer des jeux dits dangereux" comme le "jeu du foulard" ou le "rêve indien" et 12% de ces enfants reconnaissent y avoir participé, soit près d’un million d’enfants, dont 45% de filles et 55% de garçons. L'amendement a été voté dans le cadre de l'article 4 de la Loppsi 2 qui vise à obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer les contenus pédopornographiques. Pas question en revanche de bloquer l'accès aux sites de videos qui incitent à des jeux dangereux, rappellent les opérateurs. "C'est un travail de gendarme et de policier, pas le nôtre" soulignent-ils. L'examen du projet de loi sur la sécurité intérieure, commencé mardi, devrait s'achever vendredi, les députés se prononçant mardi prochain par un vote solennel sur l'ensemble de ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur. Virginie Salanson, avec agences
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