Dans un sondage TNS Sofres pour France Info/ France 2/Le Parisien Aujourd'hui en France et Elephant&Cie, les Français estiment que la justice ne fonctionne pas bien, mais la perception s'est améliorée en 30 ans. Les sondés sont surtout critiques sur la durée des procédures. De façon générale, les plus âgés sont plus sévères que les plus jeunes.
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La justice est malade, mais un peu moins qu'avant. C'est le constat que semblent dresser les Français questionnés pour le sondage TNS Sofres réalisé pour France Info/France 2/ Le Parisien Aujourd'hui en France et Elephant&Cie*. Les sondés répondent à 59% que la justice fonctionne assez mal ou très mal, et 41% assez bien ou très bien (1% seulement sont totalement satisfaits). Une perception certes négative, mais qui l'est moins qu'il y a 30 ans. En 1980, les Français répondaient à 65% que la justice était malade. Ce sentiment plutôt négatif semble s'être accéléré ces dernières années. 59% des personnes interrogées estiment que la situation de la justice s'est détériorée au cours des dernières années. Ils n'étaient que 53% à avoir ce sentiment en 2004. PROCEDURES TROP LONGUES Ce mécontentement se cristallise surtout autour de la durée des procédures. 65% des sondés regrettent la lenteur de la justice. 12% pensent que les choses ne changent pas et seulement 11% estiment qu'il y a du mieux. _ Autre dossier sensible, le suivi des récidivistes après leur sortie de prison. Ils sont 55% à le trouver insuffisant. En revanche, des questions qui ont fait couler beaucoup d'encre bénéficient d'une vision moins négative. Ainsi, seules 45% des personnes interrogées estiment qu'il y a plus d'erreurs judiciaires (20% voient un amélioration, 22% jugent qu'il n'y a aucun changement). De même, l'indépendance des juges, souvent soulevée avec les différents projets de réforme de la justice, notamment la suppression du juge d'instruction n'inquiète que 47% des sondés (mais seuls 17% trouvent qu'il y a une amélioration. 22% ne se prononcent pas). CONFIANCE RELATIVE Ce ressenti ne débouche pas sur une crise de confiance massive. Une moitié des sondés affirment faire confiance à l'institution pour rendre justice. Plus toutefois en position de victime (50%) qu'en position d'accusé (46%). Des tendances, là aussi, plus positives qu'en 2004 (47 et 44%). A noter enfin, le cliché des jeunes fâchés avec la justice prend un peu de plomb dans l'aile. Sur chacune des questions, les 18-24 ans portent un regard moins critique que leurs aînés, sauf sur la question des erreurs judiciaires. Grégoire Lecalot *Sur un échantillon national de 1.000 personnes représentatives de l'ensemble de la population âgée d'au moins 18 ans, du 25 au 28 septembre, selon la méthode des quotas et stratification par région et catégorie d'agglomération.
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