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Questions après la libération de Julien Coupat

le Vendredi 29 Mai 2009 à 06:26
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Au lendemain de la libération en catimini de Julien Coupat, qui reste le principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes de TGV en novembre 2008, la gauche fustige le gouvernement. “{Procédure normale}”, répond Michèle Alliot-Marie. A Tarnac, le village où habitait Julien Coupat, c'est le soulagement.

cata © © France Info Radio France

“Dossier vide”, “fiasco judiciaire”, depuis la libération de Julien Coupat hier, la gauche n'a pas de mots assez durs pour qualifier la procédure qui vise le jeune homme et au-delà, le gouvernement. Le socialiste Arnaud Montebourg a même demandé la démission de Michèle Alliot-Marie : “sept mois de prison infligés à un innocent pour faire monter une sauce politicienne au goût infect, dans n'importe quel pays démocratique, cela vaut une démission”, accuse-t-il.
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Mais son vœu ne semble pas en passe d'être exaucé. La ministre de l'Intérieur campe sur ses positions. La libération du chef présumé des saboteurs de la SNCF en novembre dernier est selon elle une “ procédure normale ”. Elle rappelle toutefois que le jeune homme reste sous le coup “d'un contrôle judiciaire strict”.
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Et la polémique qui se développe à Paris se répercute en Corrèze, dans le petit village de Tarnac, où habitait Julien Coupat et qui avait été cerné par les forces de police lors de son arrestation. Les habitants se félicitent de la libération de l'ancien épicier du village.
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Julien Coupat reste mis en examen pour “destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs”, le tout “en relation avec une entreprise terroriste”, des crimes passibles des assises. Son contrôle judiciaire lui impose de payer une caution de 16.000 euros, de se présenter une fois par semaine au commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis), de demeurer en Ile-de-France et de remettre ses papiers d'identité et son passeport. Des conditions que Julien Coupat estime beaucoup trop strictes, il va d'ailleurs faire appel des modalités de son contrôle judiciaire.
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