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Hormone de croissance : appel après la relaxe générale

le Mercredi 14 Janvier 2009 à 20:35
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Le parquet de Paris a annoncé ce soir qu'il faisait appel après la relaxe de six médecins et pharmaciens poursuivis pour la mort de 117 personnes victimes d'une hormone de croissance contaminée par la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Quatre des avocats des prévenus, lors du procès en février 2008 © © AFP/ Jacques Demarthon Radio France

Le tribunal correctionnel de Paris n'a pas suivi le parquet. Il demandait des peines de prison avec sursis contre trois des prévenus. Tous des professionnels de santé, responsables de la récolte, de la transformation, ou de la diffusion de cette hormone durant les année 80
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Dans son jugement, le tribunal a souligné que la "synthèse" des témoignages des experts qui se sont succédés comme témoins lors du procès "ne permet pas d'affirmer que les pédiatres, biologistes et pharmaciens qui participaient au cycle d'élaboration et de distribution" de l'hormone de croissance, "avaient conscience à partir de 1980 (...) d'exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la MCJ". Le tribunal, a cependant retenu une responsabilité civile pour Elisabeth Mugnier, la pédiatre responsable de la collecte des hypophyses et Fernand Dray, un responsable de l'Institut Pasteur. Ils devront verser des dommages et intérêts à quelques victimes. Les principaux prévenus ont accueilli ce jugement avec soulagement, mais les familles des victimes ont été choquées. Elles ont laissé éclater leur colère à la sortie du tribunal. Pressé par les parties civiles, le parquet, qui avait requis trois condamnations au procès, a annoncé dans la soirée qu'il faisait appel de ces trois cas. Un second procès sera donc organisé à Paris, sans doute en 2010.
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Le septième prévenu de l'affaire, le professeur Jean-Claude Job, ex-président de l'association France Hypophyse, est mort en octobre dernier à 86 ans. L'action judiciaire à son encontre à donc été éteinte. Cette affaire ouverte en 1991 est l'une des procédures les plus longues jamais traitées par la justice française. L'hormone, fabriquée à partir d'hypophyses prélevées sur des cadavres, sans contrôle, sans hygiène et sans sélection, et distribuée de 1980 à 1988, devait soigner des troubles de croissance. _ Elle aurait fait 117 morts, pour la plupart des enfants, frappés par une dégénérescence neurologique. Dans cette affaire, l'enquête a toutefois conclu à une spécificité française : en 2004, la France comptait 58% de tous les cas mondiaux de maladie de Creutzfeldt-Jakob liés à l'hormone de croissance. Jamila Zeghoudi avec agences