La cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois personnes soupçonnées d'avoir participé en novembre à des dégradations contre des lignes TGV et le maintien en détention des deux autres, dont Julien Coupat, chef présumé du groupe.
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Ils avaient été interpelés au petit matin du 11 novembre, à l'issue d'une enquête éclair sur le sabotage de caténaires de plusieurs lignes TGV avec des fers à béton, entre fin octobre et début novembre. _ Sur le coup de filet originel de 20 personnes, neuf ont été mises en examen, cinq étaient incarcérées. Après la décision de la cour d'appel de Paris, trois des saboteurs présumés ont été libérés en début d'après-midi. Seules deux restent derrière les barreaux : Julien Coupat, le chef présumé du “groupe de Tarnac” - nom du village corrézien où la plupart des interpellations ont eu lieu - et sa compagne. _ Des libérations qui ont eu lieu malgré l'opposition du Parquet général. “C'est une victoire relative. Deux personnes restent en détention. On se réjouit pour celles qui sortent. On est tristes et inquiets pour celles qui restent”, a réagi l'avocate des mis en examen, Irène Terrel. Elle se réjouit toutefois d'un “ désaveu assez radical de cette procédure”. _ Mais les neuf personnes visées par la procédure restent mises en examen pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste” et “dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste”. Fers à béton Les enquêteurs les accusent d'avoir formé une cellule d'ultra-gauche qui a voulu semer le désordre en France en paralysant le trafic SNCF. Plusieurs sabotages ont eu lieu entre le 26 octobre et le 8 novembre. Des fers à béton ont été déposés sur des caténaires en Moselle, dans l'Oise, l'Yonne, la Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains. L'accusation met en avant plusieurs indices qui tendraient à démontrer la présence sur les lieux des sabotages des cinq personnes incarcérées jusqu'à cet après-midi, notamment des écrits. Mais elle reconnaît ne disposer d'aucune preuve formelle. Grégoire Lecalot, avec agences
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