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Dans les Gers, les "descentes" de stups au collège font polémique

le Mardi 2 Décembre 2008 à 10:50
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Deux opérations conduites voilà quinze jours dans des établissements du département ont provoqué tensions et incrédulité. La LDH a rapproché ces histoires du "cas" De Filippis comme une autre "dérive policière".

Ressource image - 151982 © ©Fotolia/ Edavisso Radio France

Treize jours plus tard, les tensions persistent. _ Retour sur les faits : le 19 novembre dernier, les élèves de 4e et de 3e (donc mineurs) du collège de Marciac dans le Gers se voient promettre une "rencontre" avec des gendarmes sur les risques de la drogue. Mais un peu plus tard, les dits gendarmes arrivent sur les lieux peu pédagogues, avec leurs chiens renifleurs. Plusieurs témoignages racontent aujourd'hui la fouille qu'ont vécu certains collégiens. Stylos, trousses, chaussettes et sacs sont passés au peigne fin. _ Sans oublier, toujours selon témoins, quelques réflexions ironiques voire désagréables...
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Prévention ou répression ? On sait aujourd'hui, entre autres grâce aux médias La Dépêche du Midi et Rue 89 que cette "descente" a été menée à la demande du directeur du collège. Mais aussi que la procureure de la République du Gers, Chantal Firmigier-Michel avait (c'est la loi) donné son autorisation. Autre information, l'école des métiers d'Auch avait été "fouillée" de la sorte quelques jours plus tôt par 16 gendarmes et 2 maîtres-chien...
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Pour quel bilan ? Les gendarmes se félicitent d'avoir saisi plusieurs dizaines de grammes de cannabis, et ne comprennent pas la polémique. _ De son côté, le principal du collège de Marciac reconnaît tout de même, après avoir reçu nombre de coups de fil de parents d'élèves mécontents, que "une visite explicative serait peut-être à faire en amont de ce genre d'exercice."
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Aujourd'hui, la Ligue des droits de l'homme a dénoncé des "dérives judiciaires et policières en France", citant l'arrestation de Vittorio de Filippis ou celle des saboteurs présumés de lignes TGV. Matteu Maestracci