Quelques jours après l’ouverture d’une information judiciaire, les investigations de la Crim’ et de la brigade financière ont déjà conduit à la mise en examen de six suspects, qui seraient impliqués dans le piratage du compte en banque de Nicolas Sarkozy et de plusieurs membres de sa famille…
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L’instruction est menée au pas de charge. _ Quelques semaines après le dépôt de plainte de Nicolas Sarkozy et huit jours à peine après l’ouverture d’une information judiciaire, six personnes déjà ont été mises en examen, dont trois hier soir. L’un des suspects a été placé en détention provisoire, les deux autres laissés en liberté mais le parquet a fait appel de cette décision. Il s’agit de deux employés d’une agence de téléphonie mobile des Yvelines, qui ont ouvert des téléphoniques avec des coordonnées bancaires obtenues frauduleusement. Elles l’auraient fait à la demande de la troisième personne. Trois autres suspects, un couple de Sénégalais et l’employée d’une boutique de téléphonie de Rouen (Seine-Maritime), ont déjà été mises en examen et écrouées jeudi dernier dans ce dossier. L’information judiciaire a été ouverte le 23 octobre dernier pour "escroquerie en bande organisée, usage frauduleux de références bancaires, falsification et détention de documents administratifs, divulgation intentionnelle de données" etc… Mais les premières investigations n’ont pas permis de trouver comment les suspects ont pu se procurer les références des comptes bancaires. L’enquête continue. Le président, son père et sa première épouse Le piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy est-il le fruit du hasard ? Les enquêteurs ont pu le penser dans un premier temps. A présent ils en doutent, car le père du président et sa première épouse Marie-Dominique Culioli figurent également sur la liste des victimes. A ce stade de l’enquête menée par la Crim’ et la brigade financière, il apparaît qu’au total 150 lignes ont été ouvertes au préjudice de 48 personnes, pour un préjudice estimé entre 30 et 40.000 euros – 170 euros débutés sur le compte présidentiel. Les escrocs revendaient ensuite sous le manteau les téléphones portables, dont les abonnements étaient débités des comptes piratés. Les enquêteurs sont certains d’avoir affaire à une bande organisée et bien structurée. Ce type d’escroquerie aux cartes bancaires et sur internet étant la spécialité, en général, des réseaux d’escroquerie africains. Gilles Halais avec agences
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