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Opinion : enseignants et chercheurs surveillés ?

le Jeudi 13 Novembre 2008 à 15:47
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Deux appels d'offres, lancés par les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur afin de repérer les "mouvements d'opinion", suscitent la polémique.

Ressource image - 145293 © ©Fotolia/ Feng Yu Radio France

C'est une "veille de l'opinion" qui fait grincer beaucoup de dents... Il s'agit du terme utilisé pour justifier les appels d'offres lancés, au bulletin officiel des marchés publics du 4 novembre, par les ministères de Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur). Ceux-ci ont pour but de repérer les mouvements d'opinion, notamment sur internet. _ Soit, plus précisément et selon le cahier des charges, "anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise", "alerter et préconiser en conséquence" ou "repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence". Quant aux "supports" concernés : la presse écrite mais aussi, et surtout, internet. Décliné ainsi : médias en ligne, sites des syndicats, blogs, forums grand public, pages personnelles. "Surveillance" Il n'en fallait pas moins pour que deux syndicats d'enseignants, dont les relations avec Xavier Darcos sont déjà - disons - fraîches, dénoncent le procédé.
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Ainsi, le Sgen-CFDT a estimé que cet argent "pourrait être investi plus utilement dans le dialogue social". _ "Nos ministres n'envisagent donc pas d'autres moyens de connaître l'opinion et les attentes de leurs personnels que par la surveillance des échanges sur le net ?", s'interroge-t-il. Le SE-Unsa a de son côté expliqué, en substance, que la chasse "systématique" aux dépenses pouvait "souffrir des exceptions lorsqu'il s'agit d'un service du ministre". Pour le ministère de l'Education, il ne s'agit là que d'une procédure habituelle, identique à celle de 2006. Matteu Maestracci avec agences