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Prenable, la Roja n'inquiète pourtant pas en Espagne

le Dimanche 24 Juin 2012 à 19:32
Par media365.fr

Malgré sa victoire face à la France samedi, l'Espagne n'a pas impressionné. Sans véritable attaquant et fébrile défensivement, la Roja semble prenable. Même si l'opinion espagnole croit au succès final.

Et le rideau se baissa. Sans orgueil, ni résistance, la France quitte l’Ukraine sur une fausse note, teintée de frustration. La frustration d’être tombé sur plus fort que soi. Mais surtout la frustration d’avoir quitté la compétition sans ne rien tenter. Comme si les Bleus abordaient ce rendez-vous crucial battus d’avance. Car il ne faut pas se tromper. Ce n’est pas le jeu flamboyant de l’Espagne qui a éliminé les hommes de Blanc, mais bien sa réputation. Une identité de jeu poussant le sélectionneur national à bétonner, quitte à priver l’équipe de ses forces offensives. Déception et frustration sont donc de mise au lendemain d’une fin amère. On est bien loin de l’ambiance festive de Madrid où le sacre de la Roja ne fait plus aucun doute…

Ce n’est pourtant pas la même Roja qu'en 2008 ou 2010. Si les hommes de Del Bosque restent les maîtres incontestés en termes de possession de balle, ils semblent moins tranchants dans les trente derniers mètres. Un avis que ne partage pas Javier Estapa, journaliste à Marca. « Face à la France, l’Espagne a joué peut-être son meilleur match de l’Euro 2012. On avait la possession de la balle et on sentait que l’équipe pouvait créer le danger à n’importe quel moment, nous explique Javier. C’est quelque chose qui a été demandé après les trois matchs lors de la phase de groupes. Notre milieu de terrain est le meilleur du monde et il oblige nos rivaux à se fatiguer en courant derrière le ballon. Le système de Vicente Del Bosque est clair : jouer dans l'entrejeu et déloger l'équipe adverse pour trouver les espaces. »

La blessure de David Villa a laissé un vide devant. Ni Fernando Torres, ni Alvaro Negredo n’ont réussi à profiter de la situation pour s’imposer devant. Du coup, c’est à Cesc Fabregas qu’impute ce rôle. « L’Espagne est aussi très efficace durant cet Euro 2012. On perd très peu de ballons et on se procure un maximum d’occasions de but, enchaîne Javier. Contre la France, dans les dernières minutes, l’Espagne a continué d’attaquer à la recherche d’un deuxième but. D’où l’entrée en jeu de Pedro alors qu’on menait au score. Finalement, on a vu que la France ne pouvait pas faire plus, compte-tenu des efforts fournis durant les 90 minutes. » Et c’est peut-être là l’arme principale de l’Espagne…
Par media365.fr