Le mercredi 8 février 2012 marquera peut-être pour Peguy Luyindula la fin définitive de son litige face au PSG. L'attaquant parisien, qui porte plainte pour harcèlement contre le club parisien, est à bout.
psg luyindula © Panoramic
Six mois après, le dossier Peguy Luyindula n’est toujours pas bouclé. Ecarté du groupe professionnel du PSG depuis août dernier, l’attaquant parisien exige la résiliation de son contrat et attaque le club pour harcèlement. Mercredi, Luyindula sera face à ses dirigeants lors d’un conseil des prud’hommes exceptionnel, qui pourrait lui permettre d’empocher 6,4 M€ d’indemnités pour tout ce qu’il a enduré. « Ce calcul correspond aux différents préjudices que j’ai subis. Je vais faire une saison blanche et je ne sais pas si je retrouverai un club après. Mais j’ai envie de jouer et je vais me battre », explique le Parisien dans L’Equipe ce mardi. En arrêt maladie jusqu’à lundi prochain, Luyindula (32 ans), papa d’un petit garçon depuis un mois et demi, ne sait toujours pas comment il a pu résister à ce qu’il considère comme « le summum de la mascarade, de la mauvaise foi et de la calomnie ».« J’étais profondément mal, avec une envie de tout lâcher, de me mettre dans un trou et de ne plus voir personne. Même ma famille. On m’a exclu de tout. C’est comme si je n’avais aucun vécu ici. Comme si je n’étais personne. C’est vraiment très violent. Je suis surpris de ne pas être devenu fou. » Toujours footballeur professionnel, Luyindula misait sur un départ à Auxerre cet hiver pour se refaire une santé sportive et psychologique. Mais le transfert ne s’est pas fait. « J’ai dit à Laurent Fournier que j’étais prêt à venir mais qu’il fallait voir avec le PSG. Depuis, plus rien. » Pour l’attaquant du PSG, qui parfait seul sa condition physique chaque matin dans le Bois de Boulogne, la lettre dans laquelle Jean-Claude Blanc le traite de menteur n’y est peut-être pas étrangère. « Si les clubs restent sur cette lettre, ce sera la fin de ma carrière (…) Le PSG est en train de faire passer un message à ses joueurs : ‘‘Regardez ce qu’on lui fait, jouez les malins et vous allez voir !’’. Mais on n’a pas le droit de harceler. Dans mon contrat, je n’ai pas lu : ‘‘Craquer et accepter tout et n’importe quoi en silence’’. »
L’ancien joueur de l’équipe de France le rappelle lui-même : il est le « joueur le plus titré de ce vestiaire et le meilleur buteur en activité en championnat ». Pourtant aujourd’hui, il n’est plus rien en dépit de ses 120 000 euros brut par mois et n’aspire plus qu’à deux choses : retrouver sa dignité et redevenir footballeur. « Je voulais juste m’entraîner avec l’équipe avec laquelle je joue depuis cinq ans. Je n’ai pas demandé à être un titulaire indiscutable, je suis conscient que je n’en étais pas un », rappelle-t-il à la veille de ce jugement qui devrait rester dans les annales. « Le 12 mars, ce qui va se passer sera historique. Pour la première fois, un club va être assigné pour harcèlement. » Et Luyindula, réintégré le 10 novembre dernier avant d’être convié à un entretien avant licenciement, peut-être enfin débarrassé de cette affaire interminable.

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