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Les vérités de Malouda après la défaite contre la Suède

le Mercredi 20 Juin 2012 à 19:41
Par media365.fr

Comme souvent lorsqu'il s'exprime, Florent Malouda n'a pas fait dans la langue de bois. " Démons ", " missiles ", " rafales " : le milieu de Chelsea a utilisé des mots forts pour décrire la déroute de mardi.

A défaut de faire l’unanimité sur le terrain, Florent Malouda réussit le sans-faute quand il s’exprime. Avec le joueur de Chelsea, on sort du traditionnel décor langue de bois propre au monde du football. Malouda dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit, pour le plus grand plaisir des journalistes. C’est d’ailleurs ce côté franc-jeu qui l’a poussé à éviter la zone mixte à l’issue de la déroute contre la Suède mardi soir. « C’est l’expérience ça, a expliqué le joueur de Chelsea entre deux rires. La défaite a réveillé des démons. Je ne voulais pas m'exprimer devant les médias. On peut faire très mal en parlant à chaud. Il vaut mieux verbaliser que balancer des missiles. » La déception atténuée, l’heure est à l’analyse. « Cette défaite nous a laissé un goût d'inachevé. Elle a terni la qualification, a-t-il expliqué. Ce qui est important, c'est comment on se relève. Il y a une prise de conscience sur le fait que ce qu'on avait fait n'était vraiment pas terrible. »

Cette défaite, l’ancien Lyonnais la voyait venir. « La veille, Laurent Blanc a arrêté l’entraînement parce qu’il trouvait qu’il y avait de la nonchalance, qu’on ne préparait pas ce match pour le gagner, a précisé Malouda. C’est comme si on était en ville et on nous a proposé de faire un match. Mais comme dit Jean-Louis (Gasset), on n’est pas là pour partir à Punta-Cana en claquettes. Au niveau de l'attitude, on n'a pas été au niveau de la compétition sur le match d'hier. » Depuis le banc de touche, Malouda a surtout noté la différence au niveau de l’envie entre les deux formations : « Si on avait eu la même envie que les Suédois, on ne se serait pas réveillé avec la gueule de bois ce match. On n'aurait pas le sentiment d'avoir lâché le match et que la qualif' est due à un concours de circonstances. »

Son statut de remplaçant n’empêche pas Malouda de jouer son rôle de leader. Présent en 2006, 2008 et 2010, l’ancien Guingampais sait mieux que quiconque comment gérer une compétition internationale. « On s’envoie des missiles entre nous, a-t-il lâché. Dans le vestiaire, il faut parfois s’envoyer quelques rafales. C’est plus de l’énervement par rapport à la prestation d’ensemble. Le message, c'est qu'il faut un équilibre entre les objectifs individuels et la performance de l'équipe. Si on bascule dans l'excès, ça peut être contagieux et faire dérailler la machine. » D’un point de vue personnel, même s’il a le sentiment « de ne pas avoir sa place » dans l’équipe, Malouda « garde ce qu’il ressent ».  Question d’équilibre. Et surtout d’expérience…

Par media365.fr
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