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Auteur de l'unique but face à l'Inter, André Ayew a montré la voie à l'OM

le Jeudi 23 Février 2012 à 00:37
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Critiqué après Valenciennes, André Ayew a remis les pendules à l'heure face à l'Inter Milan en étant récompensé à la dernière minute de ses nombreux efforts. Son quatrième but en Ligue des Champions cette saison.

marseille ayew © Panoramic

André Ayew a eu raison d’y croire jusqu’au bout face à l'Inter. Au moment où l’attaquant ghanéen a placé son coup de tête hors de portée de Julio César, on ne comptait pourtant plus le nombre de fois où il s’était trouvé à la réception des centres de ses coéquipiers. Et plus particulièrement de Morgan Amalfitano. Intéressant une fois de plus sur son côté droit, le n°18 marseillais s’est arraché un nombre incalculable de fois au marquage de Chivu ou Cambiasso pour tenter de trouver l’aîné des frères Ayew dans la surface. Des centres à la pelle sur lesquels l’ancien joueur d’Arles-Avignon a parfois été trop court, parfois battu par son défenseur, trop gentil avec le gardien de l’Inter ou maladroit. Rarement, en tout cas, Ayew avait touché autant de ballons de la tête dans un match cette saison.

Comme un signe que c’est lui, l’attaquant marseillais revenu tout récemment de la CAN en compagnie de son petit frère, Jordan, qui allait finir par débloquer la situation sur cette reprise décroisée à bout portant. A l’ultime minute sur le corner de la dernière chance. Un corner côté gauche que le Black Star (surnom donné aux joueurs de l’équipe nationale du Ghana), à la lutte avec Chivu au départ du centre de Valbuena, avait lui-même obtenu en obligeant Julio César à une magnifique envolée sur sa droite sur une magnifique tentative en pleine course de l’extérieur du gauche. Il y a cinq jours en arrière, contre Valenciennes en championnat, les Marseillais avait reproché à « Dédé » Ayew de trop porter le ballon.

Avec beaucoup d’humour, Amalfitano, l’un de ses proches dans le groupe, avait même chambré son pote en lui proposant de « prendre des sacs de ballons. » Leçon retenue avec beaucoup d’intelligence par Ayew, qui n’a pas « mangé » la balle mercredi soir. Au contraire, l’international ghanéen de 22 ans s’en est souvent débarrassé pour mieux offrir des solutions aux centreurs ou embarquer la défense milanaise et ainsi créer des espaces. Un très bon match de la part du n°20 de l’OM, déjà auteur de quatre buts sur les huit marqués en Ligue des Champions par les hommes de Didier Deschamps et décisif lors de ce 8eme de finale aller. « La satisfaction est plutôt collective, a commenté modestement Ayew sur Canal Plus. C’était important de progresser par rapport à l’année dernière, c’est chose faite dès le premier match. » Au retour, le 13 mars prochain à San Siro, l’OM aura incontestablement besoin d’un Ayew du même calibre.