Le mardi 25 juillet 2000, un Concorde s'écrase sur un hôtel de Gonesse (Val-d'Oise), moins de deux minutes après avoir décollé de l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. Voici la reconstitution de l'accident établie par les enquêtes technique et judiciaire, mais contestée par Continental Airlines.
- 16 h 42 min 31 s (heure française) : le pilote annonce le "top décollage" du vol AF4590 à destination de New York. Cent passagers, pour la plupart de nationalité allemande, en partance pour une croisière aux Caraïbes, et neuf membres d'équipage sont à bord. L'avion s'élance sur la piste. - 16 h 43 mn 9 s : une roue du train principal gauche du Concorde roule sur une lamelle en titane tombée d'un DC10 de la compagnie américaine Continental Airlines, qui a décollé quatre minutes auparavant de la même piste. _ Un pneu éclate, des morceaux sont projetés contre l'avion, des vibrations se propagent dans l'aile gauche et dans le carburant qui y est contenu, provoquant une rupture de l'intérieur du réservoir. Le carburant fuit et s'enflamme. - 16 h 43 mn 12 s : deux réacteurs commencent à perdre de la puissance, le Concorde fait un début d'embardée sur la gauche de la piste. Quelques secondes plus tard, l'officier mécanicien prononce le mot "stop", qui relève normalement de la seule compétence du commandant de bord. _ Mais l'avion a déjà dépassé la vitesse "V1", à partir de laquelle il est impossible d'interrompre le décollage. Le commandant de bord, craignant sans doute de ne pouvoir maintenir l'avion sur la piste, lui fait quitter le sol de manière anticipée. - 16 h 43 mn 21 s : le décollage est effectif. _ L'officier mécanicien annonce qu'il coupe le moteur numéro 2. Le commandant de bord demande la rentrée du train d'atterrissage mais celle-ci ne peut s'effectuer, car les circuits électriques et hydrauliques ont été endommagés par les projections de morceaux de pneu et de métal. - 16 h 44 mn 9 s : le moteur numéro 1 commence à perdre sa puissance. - 16 h 44 mn 12 s : comme l'avion ne cesse de perdre de la vitesse sans pouvoir gagner de l'altitude, le copilote propose d'essayer d'atterrir au Bourget mais le commandant de bord répond qu'il est trop tard. L'inclinaison de l'avion ne cesse d'augmenter, il passe sur le dos. - 16 h 44 mn 22 s : l'avion échappe au contrôle du pilote et s'écrase sur un hôtel. Cent-treize personnes sont tuées. Les 109 à bord ainsi que deux femmes de ménage et deux stagiaires qui se trouvaient dans l'hôtel.

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