aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Les explications physiques à la violence du séisme haïtien

le Mercredi 13 Janvier 2010 à 10:24
  • Pas encore de votes

Il s’agit du séisme le plus violent enregistré à Haïti depuis 200 ans. De magnitude 7, suivi de puissantes répliques, les experts expliquent son effet dévastateur par le fait qu’il s’est produit à une faible profondeur.

Ressource image - 307494 © © France Info Radio France

Un géophysicien de l'institut géologique américain (USGS) à Golden dans le Colorado a indiqué qu'aucun séisme de cette ampleur n'avait été enregistré à Haïti depuis plus de 200 ans. "Il y a eu deux tremblements de terre majeurs en 1750 et 1771, mais depuis il n'y en a pas eu de cette magnitude", a dit Dale Grant. Le séisme a été suivi quelques minutes plus tard par une forte réplique d'une magnitude de 5,9 et une veille au tsunami a été lancée dans la zone des Caraïbes. De nombreuses autres répliques ont suivi.
Lecture
 
Partager
Le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti est d'autant plus dévastateur qu'il s'est produit près de la surface, à environ 10 km de profondeur sous la croûte terrestre, explique Yann Kinger, spécialiste de tectonique à l'Institut de Physique du Globe (IPG). "C'est un séisme qui est très superficiel, car il s'est produit dans la croûte à une profondeur d'environ 10 kilomètres. Ce n'est pas du tout un séisme de subduction comme on peut avoir aux Antilles assez souvent", explique Yann Kinger. Un mouvement horizontal "C'est un séisme qu'on appelle en décrochement, où on a un mouvement horizontal. Il s'est produit à la limite nord de la plaque Antilles par rapport à la plaque nord-américaine. L'épicentre est peu profond, ça va faire beaucoup de dégâts, pour un séisme en décrochement, ce n'est pas une profondeur anormale. Les séismes en décrochement peuvent déclencher des énergies importantes", selon cet expert. Selon cet expert la faille était identifiée et surveillée mais l’épicentre situé à seulement 15 km au sud-ouest de la capitale Port-au-Prince explique en grande partie l’importance des dégâts. "Le séisme est superficiel et il est au milieu de la ville aussi, donc forcement il va faire énormément de dégâts. Les constructions sont sûrement très précaires et pas forcément de très bonne qualité et en plus les services de première urgence ne sont pas forcément aussi efficaces qu'en Europe occidentale par exemple..." conclut Yann Kinger. Caroline Caldier avec agences