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Le long feuilleton judiciaire des chargés de mission de la mairie de Paris

le Mercredi 21 Novembre 2007 à 12:23
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Cette enquête vise des faits qui se sont déroulés lorsque Jacques Chirac était maire de Paris et président du RPR, soit avant 1995. Et c’est justement parce que Jacques Chirac n’était pas encore président de la République que la justice peut agir. En effet, selon l'article 67 de la Constitution, le président "n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité". L'affaire des chargés de mission de la mairie de Paris touche plusieurs ex-collaborateurs de Jacques Chirac. Au coeur du dossier : la rémunération frauduleuse de cadres du RPR par la Ville de paris et par des entreprises de BTP, dans les années 90. Parmi les bénéficiaires présumés d’emplois fictifs se trouvent la femme de l’ancien ministre Hervé de Charette, François Debré, frère de Jean-Louis Debré, l’ancien secrétaire général de FO Marc Blondel ou encore Raymond-Max Aubert, l’ancien maire RPR de Tulle (Corrèze). Ouverte en 1998, l’enquête est instruite par la juge Xavière Simeoni. La période concernée allant de 1983 à 1998, la magistrate s'intéresse aujourd’hui au degré de connaissance qu'avait l'ancien maire de la capitale de ces recrutements. Une note signée de la main de Jacques Chirac en 1993, dans laquelle il demande de récompenser une employée de la ville de Paris pour la qualité de son travail auprès de Jean-Claude Patsy au RPR jusqu'en 1992, figure au dossier. En 2004, le feuilleton judiciaire a abouti à la condamnation de l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, à une peine de prison avec sursis et d'inéligibilité, diminuée en appel. Au total, une vingtaine de personnes sont mises en examen. Le 19 juillet dernier, l’ancien président de la République était entendu pour la première fois par un juge, en tant que "témoin assisté", dans cette affaire.