ZAD NDDL : "Je ne peux pas me déplacer librement sans risquer ma propre sécurité" (Bruno Retailleau/LR)

par Rédaction de France Info vendredi 11 mars 2016 09:01

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, a dénoncé vendredi sur France Info la situation dans la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes. "Il y a quelques semaines encore, les riverains n'en pouvaient plus. Il y a eu une brigade de gendarmerie attaquée, une voiture de gendarmerie incendiée, on a une zone de violence." Celui qui est également président du conseil régional des Pays de la Loire a raconté l'histoire de cette femme qui a voulu lancer une pétition : "Quelques jours après on saccage sa maison. Je veux aller dans sa maison, et la préfecture de région me dit 'N'y allez pas on est pas capables de garantir votre sécurité'". "Je suis président de région, élu de la République et je ne peux pas me déplacer librement sans risquer ma propre sécurité (...) mais ça veut dire quoi?", a réagi Bruno Retailleau.

Bruno Retailleau s'est également dit exaspéré par les actions des opposants qui à "chaque fois donnent de fausses informations". "On est à 160 décisions de justice toutes favorables", a déclaré le sénateur.

Le président du conseil régional des Pays de la Loire a remis à Manuel Valls une pétition qui a recueilli 20.000 signatures pour réclamer l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Bruno Retailleau avait été accusé par les Anonymous d'avoir trafiqué cette pétition. Il s'en est défendu sur France Info : "Le traitement informatique a été contrôlé par un huissier. (...) Je mets au défi quiconque de trouver un seul doublon sur la liste des 20.000 noms que j'ai remise à Manuel Valls."