Roms : "pas des expulsions forcées" selon le ministère français de l'Intérieur

par Rédaction de France Info mardi 16 février 2016 11:02

Pointé du doigt par le Conseil de l'Europe pour sa politique vis-à-vis des Roms, le ministère français de l'Intérieur a assuré, dans une lettre rendue publique ce mardi, qu'"il ne s'agit pas d'expulsions forcées (…) comme cela est parfois affirmé de manière inexacte", mais d'actions "au cas par cas, qui s'inscrivent dans un cadre légal sur la base de décisions de justice pour la plupart, ou administratives". Elle vise à "faire respecter le droit de propriété mais aussi à protéger les occupants des risques liés à leur santé, à leur sécurité, ou à d'autres périls que peut engendrer l'économie de la misère". Le ministère français de l'Intérieur précise que ces actions "ne visent nullement des groupes en particulier."

Les autorités françaises affirment que "des efforts sont faits pour atténuer au maximum les effets sur le parcours de scolarisation, ce qui expliquer qu'une grande partie des évacuations ont lieu pendant l'été."

Le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a rappelé mardi plusieurs pays européens, dont la France à l'ordre, les incitant à "mettre fin aux évacuations forcées de Roms". "De nombreux Roms continuent à faire l’objet de formes graves de discrimination et de violations des droits de l'Homme de la part d’autorités aux niveaux national ou local. En particulier, des évacuations forcées, conduites sans respect des procédures ni proposition adaptée de relogement, persistent à travers l’Europe, au mépris des obligations internationales incombant aux Etats membres en matière de droits de l'homme", a souligné Nils Muižnieks.

Le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a également rappelé à l'ordre les gouvernements de l’Albanie, de la Bulgarie, de la Hongrie, de l’Italie, de la Serbie et de la Suède.