Jean-Claude Mailly (FO) : le projet de loi sur le travail "vaut une grève dans le public et le privé"

par Rédaction de France Info lundi 22 février 2016 21:05

Jean-Claude Mailly

Le mardi 23 février 2016

Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière Jean-Claude Mailly a estimé lundi sur France Info que le projet de loi de réforme du travail proposé par Myriam El-Khomri "vaut une grève, dans le public comme le privé."

Les négociations pour une nouvelle convention d’assurance chômage ont démarré cet après-midi au siège du Medef à Paris. Il s’agit d’établir les règles d’indemnisation des demandeurs d’emplois pour les deux prochaines années. Les partenaires sociaux ont jusqu’au mois de juin pour se mettre d’accord, faute de quoi le gouvernement tranchera. Les discussions ont démarré sur un constat de désaccord entre syndicats et patronat. Invité éco de France Info ce soir, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a fait part de son état d’esprit à Emmanuel Cugny.

Le projet "vaut une grève"

Il a notamment estimé que le projet de loi de réforme du travail proposé par Myriam El-Khomri "vaut une grève, dans le public comme le privé." Selon Jean-Claude Mailly, "les salariés doivent se mobiliser contre le projet de loi" qui n’est "pas amendable." Les syndicats se réunissent ce mardi à l’appel de la CGT. "On va faire un tour d’horizon sur les différents points des uns et des autres", a-t-il précisé, ajoutant qu’en cas de mobilisation, "tout est envisageable" sur la forme.

"On a commencé à parler de méthodes, on va faire des propositions pour atténuer le déficit de l’assurance chômage qu’on ne réglera pas complètement c’est évident", a-t-il précisé, en considérant que les propositions du Medef se concentraient sur "des formules assez floues, du type il faut plus d’accompagnement". 

Le gouvernement doit "reprendre ses fiches"

Sur l’idée de dégressivité des allocations, Claude Mailly a appelé le gouvernement à "reprendre ses fiches et regarder que ça ne marche pas." Il a en revanche déclaré que le syndicat proposerait "un système de bonus malus pour les contrats précaires", précisant qu’il s’agit du "plus gros déficit" de l’assurance chômage. "Ca peut rapporter plusieurs milliards d’euros si on le fait sérieusement", a-t-il déclaré.