Perquisitions au Front national : "c'est une surveillance d'un parti d'opposition par le pouvoir" (Philippot/FN)

par Rédaction de France Info vendredi 19 février 2016 08:47

Invité de France Info vendredi, Florian Philippot, vice-président du Front national, a réagi aux perquisitions qui ont eu lieu au siège du parti en lien avec une enquête sur les assistants des élus frontistes au Parlement européen. Il a dénoncé une surveillance par le pouvoir. "Quand une perquisition se fait au siège d'un parti comme le Front national, et qu'on perquisitionne l'ensemble des bureaux, y compris ceux qui n'ont rien à voir de près ou de loin avec cette affaire au Parlement européen, alors qu'il y a un procureur et pas de juge d'instruction, c’est-à-dire de neutralité, c'est une surveillance d'un parti d'opposition par le pouvoir. C'est très grave. Dans aucune démocratie on accepterait ça."

Ces perquisitions viennent "du socialiste allemand Mr Schulz qui dit que les assistants parlementaires du Front national n'ont pas le droit d'être militants politiques et d'avoir des fonctions politiques. Dans tous les partis, les assistants parlementaires sont militants, peuvent avoir des fonctions associatives, politiques. C'est leur droit le plus absolu", a réagi Florian Philippot.

Enfin, le vice-président du FN a commenté le fait que Marine Le pen soit moins présente dans les médias : "Marine Le Pen n'est pas à la diète, elle se met un peu loin du buzz quotidien médiatique parisien qui n'est pas hyper intéressant."