Paris : les violences sexuelles en hausse de 11,8% en 2015

par Rédaction de France Info mercredi 3 février 2016 12:49, mis à jour le mercredi 3 février 2016 à 13h54
1704 faits de violences sexuelles ont été recensés à Paris en 2015 (illustration)
1704 faits de violences sexuelles ont été recensés à Paris en 2015 (illustration) © MaxPPP

Chaque jour, environ quatre femmes dénoncent un fait de violence sexuelle dans la capitale. La sensibilisation aux dépôts de plainte semble porter ses fruits, notamment dans les transports.

1704 faits de violences sexuelles ont été recensés à Paris en 2015, soit une hausse de 11,8% par rapport à 2014, selon le ministère de l'Intérieur. L'augmentation relevée ne signifie pas forcément que les faits sont plus nombreux. Ils traduisent à la fois une meilleure efficacité policière, des campagnes de communication mieux ciblées et moins de réticence de la part des femmes à porter plainte.

Les transports parisiens mieux surveillés

A Paris, un phénomène particulier explique notamment cette hausse : les atteintes sexuelles dans les transports en commun. Ce phénomène était très peu pris en compte ces dernières années, de nombreuses femmes ne pensant même pas être victimes d'une "vraie" agression. Désormais, la police s'y intéresse de près et une campagne de sensibilisation accompagne cette volonté.

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Depuis juin 2015, une brigade au sein de la police de l'agglomération parisienne est chargée de patrouiller dans les transports en commun pour lutter contre ce type d'actes. Les résultats sont probants : 114 procédures ont été lancées en l'espace de six mois.

Une prise en charge à géométrie variable

Invitée à commenter ces chiffres, la porte-parole d’Osez le Féminisme, Claire Serre-Combe, a déploré mercredi sur France Info "une prise en charge différente d’un commissariat à un autre à Paris". Elle a appelé à un renforcement de la formation pour faire face à ce genre de cas et réclamé, en matière de viols, une "machine judiciaire mieux rodée pour traiter ces crimes".

Claire Serre-Combe précise aussi que "beaucoup de plaintes sont classées sans suite ou correctionnalisées, c’est-à-dire que l’on va déqualifier le crime qu'est le viol pour le requalifier en agression sexuelle, ce qui n’est pas le même circuit."